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L'Algérie, cet «Absurdistan» fécond !



L'Algérie, cet «Absurdistan» fécond !
L'Algérie n'est-elle pas un Absurdistan ' Qui dirait le contraire par les temps qui courent ' Personne. C'est simple, à la fois comme interrogation et comme confirmation, car si l'Afghanistan est le pays des Afghans, le Pakistan, celui des Pakistanais, le Kurdistan des Kurdes, l'Absurdistan serait, lui, le royaume de l'absurde ! Lequel possède chez nous, hélas, une incroyable capacité de multiplication : au niveau des mentalités et des comportements déjà, puis des lieux, palais présidentiel, couloirs du gouvernement, administrations publiques, routes, foyers, écoles, universités, cafés, stades, casernes, etc. Et, enfin, dans les colonnes de la presse, les plateaux-télé, le code de la famille, notre «charmante» Constitution..., partout ! Diantre ! L'absurde colonise nos consciences avec son armée de frustrations et de fantasmes. Cela ne fera qu'enrichir, à coup sûr, le dictionnaire national des aberrations. Loin derrière hogra, bakchich, mâarifa, hittisme, Absurdistan sert de savant dosage au «tragicomique» quotidien dont on s'étonne qu'il suscite la moindre stupéfaction de nos dirigeants. Ces derniers se sont achetés un brevet d'étanchéité qui les dispense de sentir ce qui se passe dans les entrailles de la société. Bien qu'Absurdistan soit classé dossier «spécial», juste le fait de le prononcer devant n'importe quel groupe de jeunes, braquera des paires d'yeux consternés comme pour acquiescer. Mais de quoi ' Du fait qu'on est en plein dedans. En effet, «absurde» ne vient-il pas du vocable latin «absurdus» qui veut dire sourd ' Sourd à soi, à autrui, au monde et à tous les mortels. Le cas de nos chefs bien sûr, sauf à considérer que la plèbe s'accroche encore aux étranges chimères des «réformettes» que ceux-là leur promettent ! Et qu'elle s'autorise à s'abstraire de l'évidence du «retard» qu'ils lui ont causé. Boutef est toujours malade, Toufik est parti tôt sans crier gare ni rendre de comptes, Aït Ahmed est mort et ses sacrifices enterrés avec lui, Louisa broie du noir pour rien, Saâdani s'acoquine à distraire sa bande de vicieux incompétents, en croyant encore aux vertus balsamiques de la derbouka. Et, au coin, le petit Saïd tire les cordes, discret, calculateur, machiavélique. L'Absurdistan, c'est ce pays-là où l'on déambule dans les labyrinthes. Comme ces hauts responsables qui marchent sur leur tête, les yeux au ventre, les pieds dans le ciel. Faites-en un dessin et vous verrez bien que c'est très rigolo. C'est leur façon de ringardiser les leurs aux bureaux, à la télé, dans les occasions officielles, quand ils triturent une loi ou une Constitution. Quant aux règlements appliqués dans ce «Khortyland», l'autre nom accordé à l'Absurdistan par une minorité de citoyens indociles, ils sont fixés par un roi dont la couronne aurait été achetée dans la caverne d'Ali Baba. Un roi ayant quelque chose de très symptomatique à vrai dire : il peut disserter des heures et des heures, même malade, sur l'art du mystère. Personne n'en sait la raison mais il est fort à parier que ce soit son entourage, une garde rapprochée composée de «khorotos» qui l'y pousse, par respect, paraît-il, à la mémoire des pères fondateurs de l'Absurdistan. Ces khorotos-là gardent, d'ailleurs, en souvenir un moment hautement symbolique de leur longue épopée «absurde» où l'un des leurs a pris, tranquille, la fuite, un magot sur le dos. Un fantoche «rusé» auquel un hommage est rendu, tous les drapeaux en berne, durant une journée de «fierté nationale» célébrée chaque an ! Il est à signaler aussi que parmi les lois inscrites au Journal officiel se trouve un code de la route n'autorisant «le stop» que devant les aéroports. D'après une note royale sévère envoyée de l'outre-mer, les ministres sont systématiquement fouillés au corps.


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