
Il a ajouté que la diplomatie algérienne «fait un travail complémentaire à travers des concertations avec les pays voisins».Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a affirmé hier, à Alger que l'Algérie a pris «toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser ses frontières». Le ministre des AE qui s'exprimait en marge des festivités marquant la célébration du double anniversaire de la création de l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta) et de la nationalisation des hydrocarbures, a ajouté que «nous maîtrisons la situation. Nous veillons à la sécurité de notre pays et celle de nos voisins, mais la vigilance reste de rigueur». En réalité, l'Algérie a mobilisé ses forces de sécurité depuis le début des révoltes arabes. Aussi, une série de mesures est prise depuis 2011 en fonction de l'ampleur de la montée de la mouvance intégriste qui menace aujourd'hui le monde entier.Son plan vise avant tout à contrecarrer l'extension de ce qu'on appelle l'Etat islamique, connu aussi sous le nom de Daesh, d'où la mise en oeuvre d'un contrôle strict au niveau de ses frontières aéroportuaires comprises. Elle a procédé à la fermeture de ses frontières avec la Libye, tout en effectuant des contrôles de voyageurs en provenance d'autres pays, notamment la Tunisie. Préserver la vie de ses citoyens et les étrangers qui y sont installés pour travailler demeure l'un des soucis primordiaux de l'Algérie.Les zones susceptibles de servir comme couloir de passage, aussi bien pour les réseaux terroristes, que pour les narcotrafiquants et la contrebande ont été mis sous surveillance permanente. Des milliers de soldats patrouillent de jour comme de nuit le long de la bande frontalière en usant de moyens technologiques sophistiqués. Des unités spéciales coordonnant avec les GGF s'empressent d'agir au moindre mouvement suspect d'où le nombre énorme de criminels arrêtés ces derniers temps.A ces actions strictement sécuritaires, M.Lamamra a ajouté que la diplomatie algérienne «fait un travail complémentaire à travers des concertations avec les pays voisins et d'autres influents -dans la région- dans l'objectif de sécuriser les frontières du pays et d'assurer la sécurité de tous les pays de la région», a-t-il enchaîné. Il a, par ailleurs, estimé que la prochaine visite du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, prévue mars prochain en Algérie et dans les pays de la région était «importante» soulignant que ce périple, bien qu'il soit en relation avec la «question sahraouie», sera axé sur plusieurs thèmes dont la «participation à une conférence sur la protection de la femme contre la violence à l'occasion du 8 Mars, Journée internationale de la femme».M.Lamamra a fait savoir, d'autre part, que l'Algérie souhaitait la formation d'un gouvernement d'union nationale en Libye qui soit un «acteur majeur dans l'édification des institutions de l'Etat et la lutte antiterroriste». Il a rappelé que la Ligue des Etats arabes préparait la tenue d'un sommet arabe en Mauritanie, soulignant qu'une telle démarche dénotait l'importance du «rôle d'avant-garde des pays du Maghreb dans la sensibilisation des peuples arabes à l'importance des questions intéressant la Nation arabe dont principalement la cause palestinienne que l'Algérie ne cesse de mettre en avant». S'agissant de la situation en Syrie, M.Lamamra a rappelé la tenue d'un Conseil ministériel arabe le 10 mars prochain «en vue d'insuffler une nouvelle dynamique aux négociations de Genève».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim TAKHEROUBT
Source : www.lexpressiondz.com