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«L'Algérie a pratiquement achevé son tronçon de la transsaharienne»



«L'Algérie a pratiquement achevé son tronçon de la transsaharienne»
La modernisation de la route transsaharienne, reliant Alger à la capitale nigériane Lagos, a été lancée et semble avancer, en attendant la valorisation économique de cette infrastructure interafricaine.Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Kadi, a précisé, hier, à partir de l'hôtel El-Aurassi, lors de la tenue de la 62e session du comité de liaison de la route transsaharienne, qu'il reste à la partie algérienne 8 km du côté du Niger. Les travaux sont bloqués car il n'existe pas un poste frontalier entre les deux pays. Il lui reste aussi 150 km du côté du Mali en suspens également à cause de la situation sécuritaire dans ce pays. Il a signalé, par ailleurs, l'intérêt des pays africains pour le savoir-faire des entreprises algériennes, du Niger et le Tchad notamment. Deux entreprises, une publique et l'autre privée, ont été choisies pour la réalisation d'infrastructures routières dans ces pays voisins. Totalement achevée il y a plusieurs années sur l'axe Alger-Tamanrasset (Route nationale n°1), soit 3 000 km, la transsarienne sera l'une des voies express Nord-Sud conçues pour mieux desservir les Hauts-Plateaux et le Grand sud, pourvus jusque-là de réseaux routiers de faibles capacités. La RTS a pour principaux objectifs, le désenclavement de plus de 400 millions d'Africains, repartis sur plus de 6 millions de km2 constituée en grandes parties de vastes régions sahariennes du Maghreb et du Sahel, l'intégration économique des 6 pays traversés, et potentiellement des pays du Golfe de Guinée et l'ouverture d'un nouveau corridor vital pour tous les 16 pays ouest africains sur les ports de la Méditerranée via le réseau routier algérien. Ainsi, l'enveloppe financière allouée par l'Algérie à ce méga programme routier multinational est estimée à plus de 3 milliards de dollars. Il ne reste plus que 200 km pour l'achèvement de ce projet régional qui a débuté dans les années 1970 à l'initiative de la Commission économique africaine (CEA). Les partenaires techniques et financiers présents ont noté avec intérêt que le Groupe de la BAD, à travers le FAD, apportait à ce méga programme, plus de 77,53 millions d'UC (environ 120 millions de dollars EU), l'équivalent de 23,3% du coût total estimé à 333,2 millions d'UC (soit 515 millions de dollars EU). Il est à noter que, le financement du FAD est réparti comme suit, 41,3 millions pour le Tchad, et 36,23 millions pour le Niger. Les participants ont noté qu'en plus du FAD, la RTS bénéficie également du soutien de 6 autres bailleurs de fonds que sont la Banque islamique de développement (BID), la Banque de développement des Etats de l'Afrique Centrale (BDEAC), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique ( Badea), le Fonds koweitien, le Fonds de l'Opep et le Fonds saoudien.


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