L'Algérie a affiché sa volonté d'apaiser les tensions entre la France et le Mali en crise depuis plusieurs mois. C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger, Ramtane Lamamra, à partir de la capitale malienne, Bamako, où il a coprésidé avec Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, les travaux de la 18e session du Comité Bilatéral Stratégique Mali-Algérie. «L'Algérie est déterminée à faire partie de la solution et non pas de problème. C'est pour cela que lorsqu'il y a des difficultés entre pays frères tel que le Mali, un pays partenaire, ami tel que la France, l'Algérie se doit d'apporter un apaisement et aider à créer des conditions de relations apaisées», a affirmé Ramtane Lamamra. Une déclaration intervenant quelques jours après la visite en Algérie du président français Emmanuel Macron (25-27 août). Cependant, le chef de la diplomatie algérienne a tenu à préciser que l'Algérie n'est pas mandatée pour une quelconque médiation entre la France et le Mali. «Nous n'avons pas mandat pour parler de tel ou tel gouvernement, mais nous exprimons nos propres convictions, nos propres sensibilités en expliquant la vision de la mise en oeuvre de l'accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger» a indiqué le chef de la diplomatie algérienne tout en soulignant qu'en tant que chef de file de la médiation internationale de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali, «l'Algérie souhaite mobiliser l'ensemble des partenaires internationaux y compris la France aux côtés du Mali». Sur un autre registre, une réunion a eu lieu vendredi entre les ex-rebelles et le gouvernement malien. Des entretiens qualifiés de « constructifs» par Ramtane Lamamra qui a affirmé que «plusieurs constats ont été faits. Les commentaires qui ont été faits par le représentant du gouvernement étaient satisfaisants dans leur contenu et leur ton, et je suis convaincu que lors de notre prochaine réunion, nous ferons des progrès encore plus significatifs». Dans cet ordre d'idées, Ramtane Lamamra a indiqué, dans son discours à l'ouverture des travaux de la sixième réunion de Haut Niveau du Comité de Suivi de la mise en oeuvre de l'Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, que «dans cette étape décisive de l'histoire du Mali, nous sommes tous appelés à renouveler, individuellement et collectivement, notre engagement en faveur du processus de mise en oeuvre intégrale de l'Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du processus d'Alger et à joindre l'action à la parole en prenant des mesures concrètes dans l'objectif de mener ce processus à sa bonne fin». Le ministre a également indiqué que «la réunion de la médiation internationale a donné lieu à un échange franc et transparent sur les progrès enregistrés et les défis qui restent à relever par les parties maliennes pour parachever la réalisation des objectifs de l'Accord durant la phase de transition en cours». Des mesures concrètes ont été convenues à l'occasion de cette réunion dans l'objectif de permettre à la médiation internationale d'intensifier son rôle d'initiative, d'accompagnement et de suivi de la mise en oeuvre de l'accord, notamment durant les étapes décisives prévues prochainement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Smaïl ROUHA
Source : www.lexpressiondz.com