
Hélas, le pays souffre d'une inculture de marketing. Pourtant, c'est un véritable bijou qu'il suffit de dépoussiérer pour qu'il brille sur le monde.Un rapport sur le potentiel et les perspectives économiques de l'Algérie sera publié en octobre prochain sur le site du quotidien américain The Washington Post. Cette initiative venant du Forum des chefs d'entreprise annonce-t-elle un frémissement dans le style de la communication du pays qui s'oriente timidement vers le lobbying'Les Américains ont fait de cette pratique un moyen d'une redoutable efficacité pour asseoir leur hégémonisme. Si l'Algérie n'a pas de prétention hégémonique, loin s'en faut, elle ne peut en revanche faire l'économie d'une communication agressive dans cette guerre de l'information et d'intelligence économique que se li-vrent les nations. Or, le constat est fait et les dégâts de ce déficit en lobbying sont déjà faramineux pour le pays. Un déficit qui avachit l'image de l'Algérie tel ce bijou sans écrin.Le challenge aujourd'hui est d'installer l'image du pays au coeur de la vie économique américaine non pas comme un simple produit de consommation courante, vite posé, vite oublié, mais comme une «marque» destinée à durer et à être déclinée au moment opportun. Un pays visible aux Etats-Unis peut rayonner sur le monde. Qu'est-ce qui empêcherait alors les gouvernants algériens de s'atteler plus sérieusement à cette tâche qui leur incombe directement. Qu'on ne s'y trompe pas, le lobbying est une action de très longue haleine qui nécessite un budget très conséquent et de gros moyens de l'Etat et des ressources humaines hautement qualifiées. Pour cela il faut solliciter les magiciens du marketing capables de fabriquer cette image et ce ne sont pourtant pas les ingrédients qui manquent. L'Algérie a fait des pas considérables. Plus de 1.6 million d'étudiants, 8 millions d'élèves avec un taux de scolarité de 99%. L'accès à l'eau et aux soins sont meilleurs que dans d'autres pays de la région pourtant plus visibles sur les écrans des investisseurs étrangers. Aujourd'hui, le taux d'électrification du pays a atteint 98%, la mortalité infantile est quasiment inexistante, l'accès au vaccin a atteint les 99%. Alger est la seule capitale en Afrique sans bidonville. Sans compter les potentialités naturelles, la superficie, les quatre saisons, les sites historiques, le deuxième au monde après l'Italie en termes de ruines romaines, le plus grand désert du monde. Des réalisations en infrastructures de base sont faites dans toutes les régions du pays, une modernisation de l'administration est en pleine dynamique.Que dire alors de la victoire de l'Algérie contre le terrorisme. Dans le monde, rares sont les pays qui ont résisté au fléau de la violence islamiste. Ces réalisations, ces hauts faits d'armes, ces atouts mal promus demeurent invisibles face aux campagnes critiques qui ne relèvent que les échecs enregistrés, et c'est souvent le côté vide du vase qui est vu face à la déferlante des critiques. Hélas, le pays souffre d'une inculture de marketing politique. Pourtant, c'est un véritable bijou qu'il suffit de dépoussiérer pour qu'il brille sur le monde.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim TAKHEROUBT
Source : www.lexpressiondz.com