Le temps de quelques heures, un des lieux du quartier Sidi Yahia (Alger) avait mis de côté son aspect "bling bling" pour donner de l'espace à l'art, au pluriel.La rencontre organisée par Work'up vendredi dernier au restaurant Le Sax a été une occasion de voir dans un même lieu un regroupement d'artistes algériens de différents horizons. L'intitulé "L'art dans la culture algérienne", aussi généraliste qu'il était, a été finalement bien en deçà du "résultat". L'intérêt était surtout dans le concept. Concrétiser un regroupement éclectique rassemblant chanteurs, musiciens, peintres, photographes et autres, le tout en dehors des circuits "sacro-saints" des donneurs de leçon et des bouffeurs de budgets, était un défi. Et au final le résultat fut des plus satisfaisants. Les présents ne cachaient pas leur satisfaction. Pour un coup d'essai, c'était un coup de maître.
Connus, reconnus ou en train d'éclore, la pléthore des artistes qui n'ont pas raté ce rendez-vous ont eu l'occasion de discuter, d'évoquer leur passion, et d'aborder de multiples sujets, et de "pratiquer", le temps de quelques heures, autour des tables ou sur la petite scène aménagée pour l'occasion.
Quelques "noms" de la scène musicale s'étaient faits remarquer par leur "passage"...autour des tables. Ahmed Djamil Ghouli alias Djam, installé en France depuis 2015, était l'un d'eux. Il n'a pas raté l'occasion de rejoindre les musiciens et de jouer avec eux quelques "morceaux" au grand plaisir de l'assistance. De son côté la chanteuse Amel Zen, est passée furtivement, le temps de "papoter" avec les artistes et les amateurs d'art, avant de s'éclipser en catimini. Par contre, Joe Batoury s'est fait un réel plaisir en envahissant la scène. Il s'est joint aux jeunes musiciens et chanteurs qui se relayaient devant une assistance en osmose avec les artistes. Toutefois ces "noms" de la scène artistique étaient loin d'être l'attraction de la soirée.
C'est l'un des plus importants aspects de la rencontre, celui de donner plus de visibilité à ceux qui sont aux abonnés absents chez les "apparatchiks" de la culture DZ. Nombreux parmi les présents ont ainsi découvert, entre autres, la jeune chanteuse Hind Boukella. Accompagnée du trio Djama, elle a repris quelques couplets dans un cocktail jazzo-brésilien au grand plaisir des mélomanes présents.
La musique n'était pas le seul art à avoir été mis en exergue lors de cette rencontre. Tout autour de la salle il y avait trois expositions de tableaux. L'une d'elle était celle de Hicham Gaoua, alias El Moustach. Un graphiste souvent présenté comme un représentant de la pop culture DZ et dont les fans sont de plus en plus nombreux. Cet artiste est en train de faire son petit bout de chemin surtout chez les jeunes. Atypique, El Moustach s'est même "éclaté" ce soir-là en dansant avec, entre autres, "Terbouche". Ce dernier, à défaut d'être un bon danseur, est néanmoins un excellent photographe. Ses "?uvres urbaines" exposées ont attiré l'attention de plusieurs personnes qui le harcelaient de questions sur le "contenu". La dernière exposition était celle d'un autre photographe, un certain "Med Lyes", qui, des trois, est sans aucun doute le plus réservé. Un trait de caractère loin d'être "visible" dans ses ?uvres à l'inspiration africaine "criante".
Ces mixages le temps d'une rencontre ont été auréolés par l'énergie débordante de Zaki Mihoubi. Ce journaliste (à Radio internationale) mélomane, a joué pleinement son rôle d'animateur. Son humour et sa bonhomie ont été bien accueillis par le public présent. Y aura-t-il une suite ' L'organisatrice de l'évènement, Nesrine Bouabdallah, le promet pour ce Ramadhan.
Salim KOUDIL
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim KOUDIL
Source : www.liberte-algerie.com