C'est une véritable toile d'araignée qui est tissée par les groupes terroristes. Terrorisme, trafic d'armes et de drogue, blanchiment d'argent et crimes organisés, de plus en plus de pays africains sont visés par ces activités des groupes terroristes qui tentent d'en faire une «base» pour leurs opérations aux plans «régional et global», a affirmé vendredi à Bruxelles (Belgique), le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.
C'est une véritable toile d'araignée qui est tissée par les groupes terroristes. Terrorisme, trafic d'armes et de drogue, blanchiment d'argent et crimes organisés, de plus en plus de pays africains sont visés par ces activités des groupes terroristes qui tentent d'en faire une «base» pour leurs opérations aux plans «régional et global», a affirmé vendredi à Bruxelles (Belgique), le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.
Devant ses pairs, le ministre qui
représente le président de la
République au forum de Crans
Montana, n'a pas manqué de souligner que
«ces menaces sont d'autant plus graves que
ces groupes ont tissé des liens étroits avec
les réseaux de trafic d'armes et de drogue et
de blanchiment d'argent, ainsi qu'avec les
filières de piraterie et autres formes de
criminalité organisée».
Selon lui, «les revenus tirés de ces
trafics, qui ont pris ces dernières années
des proportions alarmantes et ceux des
rançons versées aux preneurs d'otages ont
contribué au renforcement des capacités des
groupes terroristes», relevant une intensification
et une internationalisation
«accrue» des activités d'endoctrinement, de
recrutement et d'entraînement des groupes
terroristes. Le ministre a expliqué que le
terrorisme «fragilise» les pays affectés,
outre son impact qui se traduit par d'
«importantes pertes en vies humaines et la
destruction à grande échelle d'infrastructures
économiques, sociales et culturelles
et des déplacements de populations, qui
entraînent une dislocation des structures
sociales». Le climat d'insécurité entretenu
par le terrorisme «perturbe toute la chaîne
de l'activité économique», a encore
expliqué Abdelkader Messahel qui illustre
ses propos par «l'arrêt total de l'activité
touristique dans la région du Sahel, qui
recèle des sites inscrits au patrimoine culturel
de l'humanité, et la délocalisation du
Rallye Paris- Dakar, qui constituaient une
source de revenus pour les populations
locales et un pôle d'emplois important
pour la jeunesse».
Il perturbe également a ajouté le ministre
«la réalisation d'infrastructures
routières pour relier les pays de la région»,
qui est un élément essentiel dans le
développement socio-économique dans
cette région. Abordant la prévention et la
lutte contre le terrorisme, il a rappelé que
«l'Afrique s'est dotée d'une stratégie globale
», rappelant, à ce propos, l'adoption
d'une Convention africaine de prévention
et de lutte contre le terrorisme par l'Union
africaine (UA) et la mise en place à Alger
du Centre africain d'études et de recherches
sur le terrorisme.
Une vision fondée sur le binôme
sécurité et développement
Le ministre qui a souligné, dans ce contexte,
l' «importance» de la décision adoptée
en juillet 2009 par les chefs d'Etat, lors
du XIIIème Sommet de l'UA, condamnant
«fermement» le paiement des rançons aux
groupes terroristes, et la vision commune
définie à la réunion ministérielle d'Alger
de mars 2010, la conception d'un partenariat
avec le reste du monde, fondé sur l'appropriation
de la problématique de la paix
et la sécurité par les pays de la région.
«Cette vision commune est aussi fondée
sur le binôme sécurité et développement»,
a-t-il indiqué, expliquant que «pour lutter
efficacement contre le terrorisme et le
crime organisé, il est nécessaire de remédier
aux situations de dénuement
économique et de marginalisation politique
et sociale». Il relève dans ce cadre que
la crise économique mondiale met à rude
épreuve la stabilité politique et sociale du
continent, notant qu'une «dynamique positive
a permis à l'Afrique, de réaliser, entre
2000 et 2008, une croissance annuelle
moyenne de 6%». Une croissance qui «se
trouve affectée, depuis 2008, par l'impact
d'une crise économique et financière mondiale
», a-t-il souligné.
La croissance a reculé, a expliqué, le
ministre, du fait des facteurs exogènes que
sont la baisse de la demande et des cours
des matières premières, la hausse des prix
des produits alimentaires importés, la
chute des investissements directs, la
restriction du crédit, l'instabilité des cours
des principales devises, la réduction des
transferts des travailleurs migrants et les
sorties nettes de capitaux. Il a encore cité
les facteurs qui ont influé sur le niveau de
la croissance à savoir «les changements
climatiques et la détérioration du cadre
naturel en Afrique», relevant que "l'insécurité
alimentaire et la persistance de l'extrême
pauvreté ont mis à rude épreuve la
stabilité politique et sociale de plusieurs
pays". En conclusion, le ministre lance un
appel à la communauté internationale pour
«redynamiser» son partenariat «multidimensionnel
» avec l'Afrique qui a besoin,
pour faire face à l'ampleur des défis de la
paix, de la sécurité et du développement,
d'un «soutien financier international conséquent
» et d'une «coopération plus
intense» en matière de «renseignement» et
de renforcement des capacités opérationnelles
y compris par la fourniture
d'équipements spécifiques.
Devant ses pairs, le ministre qui
représente le président de la
République au forum de Crans
Montana, n'a pas manqué de souligner que
«ces menaces sont d'autant plus graves que
ces groupes ont tissé des liens étroits avec
les réseaux de trafic d'armes et de drogue et
de blanchiment d'argent, ainsi qu'avec les
filières de piraterie et autres formes de
criminalité organisée».
Selon lui, «les revenus tirés de ces
trafics, qui ont pris ces dernières années
des proportions alarmantes et ceux des
rançons versées aux preneurs d'otages ont
contribué au renforcement des capacités des
groupes terroristes», relevant une intensification
et une internationalisation
«accrue» des activités d'endoctrinement, de
recrutement et d'entraînement des groupes
terroristes. Le ministre a expliqué que le
terrorisme «fragilise» les pays affectés,
outre son impact qui se traduit par d'
«importantes pertes en vies humaines et la
destruction à grande échelle d'infrastructures
économiques, sociales et culturelles
et des déplacements de populations, qui
entraînent une dislocation des structures
sociales». Le climat d'insécurité entretenu
par le terrorisme «perturbe toute la chaîne
de l'activité économique», a encore
expliqué Abdelkader Messahel qui illustre
ses propos par «l'arrêt total de l'activité
touristique dans la région du Sahel, qui
recèle des sites inscrits au patrimoine culturel
de l'humanité, et la délocalisation du
Rallye Paris- Dakar, qui constituaient une
source de revenus pour les populations
locales et un pôle d'emplois important
pour la jeunesse».
Il perturbe également a ajouté le ministre
«la réalisation d'infrastructures
routières pour relier les pays de la région»,
qui est un élément essentiel dans le
développement socio-économique dans
cette région. Abordant la prévention et la
lutte contre le terrorisme, il a rappelé que
«l'Afrique s'est dotée d'une stratégie globale
», rappelant, à ce propos, l'adoption
d'une Convention africaine de prévention
et de lutte contre le terrorisme par l'Union
africaine (UA) et la mise en place à Alger
du Centre africain d'études et de recherches
sur le terrorisme.
Une vision fondée sur le binôme
sécurité et développement
Le ministre qui a souligné, dans ce contexte,
l' «importance» de la décision adoptée
en juillet 2009 par les chefs d'Etat, lors
du XIIIème Sommet de l'UA, condamnant
«fermement» le paiement des rançons aux
groupes terroristes, et la vision commune
définie à la réunion ministérielle d'Alger
de mars 2010, la conception d'un partenariat
avec le reste du monde, fondé sur l'appropriation
de la problématique de la paix
et la sécurité par les pays de la région.
«Cette vision commune est aussi fondée
sur le binôme sécurité et développement»,
a-t-il indiqué, expliquant que «pour lutter
efficacement contre le terrorisme et le
crime organisé, il est nécessaire de remédier
aux situations de dénuement
économique et de marginalisation politique
et sociale». Il relève dans ce cadre que
la crise économique mondiale met à rude
épreuve la stabilité politique et sociale du
continent, notant qu'une «dynamique positive
a permis à l'Afrique, de réaliser, entre
2000 et 2008, une croissance annuelle
moyenne de 6%». Une croissance qui «se
trouve affectée, depuis 2008, par l'impact
d'une crise économique et financière mondiale
», a-t-il souligné.
La croissance a reculé, a expliqué, le
ministre, du fait des facteurs exogènes que
sont la baisse de la demande et des cours
des matières premières, la hausse des prix
des produits alimentaires importés, la
chute des investissements directs, la
restriction du crédit, l'instabilité des cours
des principales devises, la réduction des
transferts des travailleurs migrants et les
sorties nettes de capitaux. Il a encore cité
les facteurs qui ont influé sur le niveau de
la croissance à savoir «les changements
climatiques et la détérioration du cadre
naturel en Afrique», relevant que "l'insécurité
alimentaire et la persistance de l'extrême
pauvreté ont mis à rude épreuve la
stabilité politique et sociale de plusieurs
pays". En conclusion, le ministre lance un
appel à la communauté internationale pour
«redynamiser» son partenariat «multidimensionnel
» avec l'Afrique qui a besoin,
pour faire face à l'ampleur des défis de la
paix, de la sécurité et du développement,
d'un «soutien financier international conséquent
» et d'une «coopération plus
intense» en matière de «renseignement» et
de renforcement des capacités opérationnelles
y compris par la fourniture
d'équipements spécifiques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : SADEK BELHOCINE#
Source : www.lemidi-dz.com