
Les exportations algériennes vers l'Afrique, hors pays du Maghreb, ne dépassent guère les 42 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l'année en cours.Hors hydrocarbures, l'Algérie n'exporte, bon an mal an, que pour à peine quelque deux milliards de dollars annuellement. Bien que géographiquement proche et commercialement accessible, le marché africain n'en capte que quelques flux marginaux, alors qu'il offre, plus que n'importe où ailleurs, d'indéniables niches de compétitivité pour la production algérienne exportable.Ainsi, selon le dernier bilan du commerce extérieur diffusé par le Centre national d'informatique et de statistiques douanières (CNIS), la valeur globale des exportations algériennes vers l'Afrique, hors pays du Maghreb, ne dépassent guère les 42 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l'année en cours, contre 70 millions à la même période de l'année écoulée, soit à peine près de 0,25% de l'ensemble des flux des exportations du pays vers le reste du monde.Au volet des importations, la valeur des échanges avec l'Afrique reste également des plus faibles, soit de quelque 187 millions de dollars entre janvier et septembre derniers, contre 288 millions de dollars durant les neuf premiers de 2015. Tel que classé par régions économiques avec lesquelles l'Algérie commerce à travers le monde, le continent africain arrive en bas de liste, tant à l'exportation qu'à l'importation, loin derrière les pays de l'Union européenne (UE).Et sur un classement de 15 principaux partenaires commerciaux du pays, fournisseurs et clients confondus, ne figure aucun partenaire du continent africain, selon les données du CNIS. Aussi peu intégré économiquement, l'espace africain demeure donc des plus opportuns à explorer pour l'Algérie, d'autant que les économies du continent présentent nombre de complémentarités et, par conséquent, tant d'opportunités à l'exportation et même à l'investissement. Initié dans cette optique, le Forum africain d'investissement et d'affaires, qui s'ouvre aujourd'hui à Alger, vise ainsi, selon ses organisateurs, à stimuler et le potentiel de développement économique du continent, et l'intensification du commerce intra-africain.Organisé par le Forum des chefs d'entreprise (FCE) et parrainé par les pouvoirs publics, ce grand rendez-vous continental d'affaires devra réunir plus de 2000 acteurs économiques d'Afrique et d'ailleurs afin de quêter des opportunités d'échange et de partenariat. Pour s'ériger en force économique apte à contribuer de façon décisive à l'émergence du continent, les entreprises africaines, préconisent les initiateurs de cette importante manifestation économique, «elles ont d'abord et avant tout besoin de se déployer sur l'immense marché africain».Or, mettent-ils en évidence, «pour l'heure, les échanges intra-africains ne représentent que 10% du total des échanges du continent avec le reste du monde, alors le commerce intra-régional représente 70% en Europe, 50% en Asie et 22% en Amérique Latine». C'est dire en définitive tout le chemin qui reste à parcourir pour l'Algérie et les autres économies d'Afrique pour parvenir à développer leurs échanges et à asseoir, par la même, les bases d'une possible intégration économique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Akli Rezouali
Source : www.elwatan.com