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L'action humanitaire doit se professionnaliser



L'action humanitaire doit se professionnaliser
Les représentants des associations El Irchad wa El Islah et Ness El Khir ainsi que les SMA ont appelé, hier, lors d'une conférence de presse animée à Alger, à la fédération des efforts du mouvement associatif pour davantage d'efficacité sur le terrain. « Travailler séparément ne peut pas avoir l'impact escompté », selon les intervenants. « Il faut raffermir le ciment entre les différentes catégories de la société pour servir les grands objectifs du pays », affirme Nasreddine Hazzam, le président de l'associationEl Irchad wa El Islah. « Le mouvement associatif a besoin d'orientation et d'accompagnement par les pouvoirs publics », estime-t-il tout en soulignant le rôle important de la société civile. Le mouvement associatif est un appoint important aux efforts de l'Etat. « Aucun pays au monde, dit-il, ne peut se suffire des actions des pouvoirs publics. Les pays les plus développés connaissent la pauvreté, la marginalisation, la vulnérabilité de pans entiers de la société ». Puisque la perfection relève du domaine de l'impossible, il est toujours utile de se concerter, dans un cadre organisé, afin de rendre le travail plus énergique. Selon lui, la professionnalisation de l'action humanitaire permet de la rendre efficace. Pour ce faire, Hazzam plaide pour la formation des volontaires et l'union des associations à caractère caritatif en une fédération en vue de faciliter le travail de terrain et le réaliser de manière efficiente. Malgré la bonne volonté des pouvoirs publics, il est toujours des insuffisances qu'il faut combler, estime-t-il. Jusqu'à présent, l'intervention des associations, à travers leurs multiples actions humanitaires, n'est pas gérée de manière scientifique à même de réaliser des résultats performants, d'après le responsable de cette association. Pour cette raison, il lance un appel aux pouvoirs publics en vue de soutenir le mouvement associatif par le biais de l'encadrement et la formation. « Le mouvement associatif ne peut, à lui seul, entreprendre des actions de formation au profit des compétences qui le composent, cela est très coûteux », précise-t-il.L'impact des réseaux sociauxTarik Zerrouki, responsable de l'information et de la communication à Ness El Khir, a expliqué comment des jeunes volontaires ont pu ériger un geste humanitaire en association. Hadja Rahma, âgée de 90 ans, s'est retrouvée dans la rue à Laghouat. Elle a été soutenue par des jeunes qui lui ont acheté une maison grâce à la solidarité des bienfaiteurs. L'utilisation des réseaux sociaux, facebook notamment, leur a donné ensuite des idées. Cet acte humanitaire fut à l'origine de la naissance de l'association en 2009. Depuis, celle-ci a réalisé beaucoup de projets en faveur de catégories vulnérables de la société. Cette association est présente dans plusieurs wilayas. L'élan de solidarité s'est également étendu à l'étranger à travers les émigrés. « L'impact des réseaux sociaux est grand, il faut seulement savoir faire la promotion du projet », affirme Tarik Zerrouki.


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