Le point relatif au projet de création d'une fourrière canine municipale s'est taillé la part du lion lors d'une réunion tenue dernièrement par la commission communale d'hygiène, de santé publique et de l'environnement de l'APC, en présence du directeur de l'environnement de wilaya et du directeur du centre d'enfouissement technique.Elle a été consacrée à quatre points à l'ordre du jour : il s'agit notamment des projets portant réalisation d'une fourrière municipale pour la capture des chiens errants ; proposition de mise en ?uvre du plan de gestion des déchets ménagers et assimilés de la commune de Aïn Témouchent ; proposition de création d'une équipe d'entretien des espaces verts représentée par différents organismes (commune ? environnement ? forêts) ; projet d'aménagement de la source de Sidi Younès. Sur le premier point, Kacem Abdelmoula, président de la commission ad hoc, s'est dit outré par le mode de lutte contre les chiens errants tel qu'il est appliqué actuellement et qui n'a toujours pas porté ses fruits, dans la mesure où les chiens errants continuent de menacer la santé publique et la sécurité des citoyens, notamment du côté de hay El-Djawhara où les habitants ont du mal à circuler dès la tombée de la nuit ou au crépuscule.
"Je ne sortirai pas pour abattre les chiens errants au moyen d'une arme qui est un mode d'abattage archaïque où la tranquillité publique et celle du voisinage sont menacées. C'est inhumain", a-t-il regretté. Pour notre interlocuteur, ce procédé présente beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages, et le mieux serait de réaliser à très court terme une fourrière canine municipale avec un mode d'exploitation et d'organisation adéquat. "Des communes voisines pourraient l'utiliser, à l'image de Sidi Ben Adda et Chabat El-Leham, avec un statut de fourrière intercommunale afin de pouvoir faire face aux dépenses inhérentes à sa gestion", a-t-il ajouté.
M. Abdelmoula nous apprendra que l'étude existe déjà, puisqu'elle a été élaborée depuis quelques années et présentée à un ex-wali qui l'avait rejetée après avoir fait l'objet d'un accord par son secrétaire général, alors que son coût ne dépassait guère 12 millions de dinars. Le projet consiste à dégager un espace d'une superficie de 150 m2 dont le choix du terrain s'est fait du côté de la rue Cavaignac avec une clôture. Il ne restait alors que la réalisation des box à l'intérieur, l'affectation d'un ou de deux agents d'assainissement qui bénéficieront d'une formation de courte durée à Alger et d'un vétérinaire, avec la dotation d'un fourgon aménagé en box et la formation de deux agents à Alger pour une dizaine de jours.
Donc la capture des chiens se fera régulièrement avec une éradication totale assurée. "Quant aux citoyens propriétaires qui veulent récupérer leurs chiens, ils le feront en contrepartie du paiement d'une redevance, alors que dans le cas où le propriétaire ne serait pas connu, on effectuera une euthanasie sur l'animal qui meurt dans la dignité", précisera M. Abdelmoula, qui rappellera deux cas de décès enregistrés il y a deux années à El-Amria et à Sidi Ben Adda suite à des morsures de chiens enragés.
M. LARADJ
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M LARADJ
Source : www.liberte-algerie.com