ALGER - L'amicale des anciens internationaux de football (AAIF) s'insurge contre la surmédiatisation, notamment de la part des médias étrangers, de l'affaire des enfants handicapés de certains ex-internationaux, selon un communiqué de la structure présidée par l'ancien capitaine des Verts au mondial 1982, Ali Fergani.
"L'amicale dénonce l'exploitation abusive, inconsidérée et tendancieuse de cette affaire de la part de certains médias, en particulier étrangers", a précisé le communiqué.
Des anciens joueurs de la sélection algérienne ayant participé aux coupes du monde de 1982 et 1986 ont évoqué le lien entre les médicaments consommés lors des stages et les handicaps de leurs enfants.
"Nous avons décidé d'évoquer publiquement cette affaire lorsque nous avons découvert qu'il y avait pas moins de huit ex-internationaux qui ont engendré des handicapés", avait déclaré Mohamed Chaib, un des joueurs concernés. "Nous avons des doutes sérieux sur les effets des médicaments que nous consommions lors des stages de préparation", avait-il poursuivi.
Le sujet a été soulevé lors de la dernière assemblée générale de l'AAIF tenue à Alger, a fait savoir le communiqué de l'amicale. "Cette question a naturellement suscité beaucoup de compassion chez l'ensemble des membres présents.
L'AAIF comprend et partage le souci de ces camarades qui souffrent au quotidien et qui revendiquent le droit légitime de connaître la vérité sur cette affaire, à savoir si certains produits médicamenteux absorbés pendant leur carrière sportive pourraient être à l'origine de ces handicaps", a-t-elle poursuivi.
L'amicale qui s'est engagée "à continuer, dans le cadre de sa mission, à assister moralement et financièrement ses camarades en difficulté", reconnaît en outre "l'extrême sensibilité et les difficultés liées au traitement de ce genre de dossier", suggère "aux amis concernés de s'organiser en collectif, et d'entreprendre toutes les démarches légales afin de constituer un dossier permettant d'apporter les réponses à leurs préoccupations et de défendre leurs intérêts légitimes".
Dans cette affaire, les soupçons sont dirigés vers un médecin russe le Pr Alexander Tabarchouk, qui avait été désigné médecin de la sélection algérienne après le mondial de 1986, du temps où elle était dirigée par son compatriote feu Evgueni Rogov. Il y était resté jusqu'au 1988.
Auparavant, il avait travaillé comme consultant pour la préparation de l'équipe nationale algérienne qui préparait à l'époque la coupe du monde 1986. Toutefois le médecin russe s'en défend. "Quel dopage ' Il n'y avait que des vitamines. Que des vitamines ! Et j'ai utilisé aussi des nutriments pour les enfants.
C'est tout", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à un site spécialisé. "C'était des vitamines françaises, il y en avait beaucoup en Algérie, c'était des vitamines, c'est tout. Dans le monde entier, les sportifs utilisent les vitamines (...) Jamais je n'en ai utilisé trop. Je les ai utilisé comme il faut", a-t-il poursuivi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz