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Khemis Miliana



Khemis Miliana
Cette agression a jeté encore une fois l'effroi et n'a fait qu'accroître le sentiment d'insécurité qui prévaut dans la ville de Khemis Miliana, la ville la plus peuplée et la plus importante de la wilaya de Aà'n Defla.Le drame a eu lieu dans la matinée de mercredi dernier quand un jeune, habitant le quartier Hay Salam, s'est rendu au siège de l'antenne administrative armé d'un couteau et s'en est pris à l'agent B. B., âgé de 32 ans, en lui portant 5 coups aux membres supérieurs qu'il opposait pour se défendre, aux membres inférieurs et au niveau du front, et ce, devant de nombreux citoyens, des hommes, des femmes et même des enfants qui se trouvaient aux guichets pour se faire établir des documents et qui, pris de panique, ont quitté les locaux en courant.Selon des témoins, des personnes se sont jetées sur l'agresseur qui continuait à s'acharner sur sa victime, déjà tout en sang. Une dame a alors intervenu, déchiré la chemise du blessé en lanières et confectionné des garrots pour ralentir l'hémorragie, avant que les hommes de la Protection civile alertés n'arrivent sur les lieux pour l'évacuer à l'hôpital tout proche.Quand les policiers sont arrivés sur les lieux, l'agresseur, un jeune d'une vingtaine d'années et voisin de la victime, avait pris la fuite, se réfugiant dans le domicile familial.Selon les dires de certains, ce sont ses proches qui ont neutralisé l'agresseur avant d'appeler la police qui a procédé à son arrestation.Cependant, le blessé avait perdu beaucoup de sang et les blessures au niveau des membres inférieurs ayant été jugés assez graves par le chirurgien des UMC, l'agent a été évacué sur une structure hospitalière de la commune de Ben Aknoun où il a subi une intervention.Le chirurgien qui a opéré le blessé a alors demandé une exploration plus approfondie pour détecter d'autres lésions du système cardiovasculaire en lui prescrivant un angio-scanner. Ramené à l'hôpital de Khemis Miliana, il est admis en réanimation puis dans le service de chirurgie.Par ailleurs, renseignements pris par les responsables de l'hôpital, sur intervention du vice-président de l'APC, Ayach Maâmar, il s'est avéré que l'angio-scanner n'est pratiqué qu'au niveau d'un des centres d'imagerie de Blida ou d'Alger, et est payant. Le blessé émargeant au dispositif du «filet social», à 5 000 DA par mois, ne peut, ni lui ni sa famille, payer la facture. Des démarches ont été entamées pour lui procurer l'argent nécessaire.Pour ce qui est du climat d'insécurité des agents de cette antenne administrative, surtout les femmes, «nous avons peur face à des personnes qui, arme au poing, exigent des documents auxquels, souvent, ils n'ont pas droit, dans ce cas, que pouvons-nous faire ' Nous n'avons pas les moyens, ni de défendre notre intégrité, ni nos vies et nous ne sommes pas protégées, l'antenne n'étant pas sécurisée».
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