
La commune de Khemis Miliana se trouve confrontée à un grave problème d'assiettes à même de recevoir le moindre équipement public.Le Plan de développement et d'aménagement urbain, le PDAU, dans son état actuel ayant atteint son degré de saturation et de concentration, un plan qui déja lors de sa dernière révision souffrait d'une conception qui avait omis de prendre en considération le devenir du développement de la commune, un développement que lui dicte sa position géostratégique, entre le nord et le sud et entre l'est et l'ouest. Pour preuve de cette saturation, dans un passé très récent, un programme de construction de 500 logements AADL a été délocalisé au profit de la commune d'El Attaf. Pour preuve aussi, pour réaliser un autre programme de logements sociaux de 700 unités comprenant 400 unités relevant du programme des 1 000 logements de 2014 destinés à la résorption de l'habitat précaire, le RHP, et 300 unités du programme complémentaire de 2014 aussi, il a fallu morceler ce programme en 5 tranches disséminées dans le tissu urbain, à réaliser dans divers quartiers. Aussi, pour trouver un terrain afin de construire une résidence universitaire de 2?000 lits, il a fallu l'implanter sur le territoire de la commune de Aà'n Soltane à l'est de Khemis Miliana. Pourtant il a été recensé une superficie de 35 ha non éligible à la construction parce que traversée par une ligne électrique de haute tension rendant toute construction sous cette ligne dangereuse pour l'habitation. Par ailleurs cet interdit est transgressé en une multitude d'endroits malgré la dangerosité reconnue et avérée.Cette contrainte imposée par la ligne à haute tension s'est présentée aussi dans le quartier de Oued Rihane à l'ouest de la ville de Khemis Miliana. Pour s'éloigner de la ligne électrique, on a été obligé d'entamer la construction de 110 logements pour les enseignants de l'université à peine à quelques mètres de la bruyante RN 4 et les autres nuisances qu'elle génère. Certes le projet de détournement de cette ligne a été souvent mis sur la table mais aucune suite concrète n'a été donnée.A signaler par ailleurs que Khemis Miliana n'est pas la seule concernée par ce handicap que constitue le survol de la ligne de haute tension puisque si là , ce sont 35 ha qui ne peuvent recevoir de projets de construction, à Aà'n Defla la superficie non mobilisable est estimée à 70 ha, parce que coupée en 2 par cette ligne qui va d'est en ouest. Concernant ce problème, les organismes concernés restent très évasifs. Concernant le grave problème de logement dont la demande est de plus en plus croissante, il existe un dossier très lourd auquel on n'ose pas s'attaquer, celui des logements relevant tantôt du secteur de l'éducation, tantôt du parc de logements relevant du patrimoine de la commune et mis à la disposition de ce secteur, communément appelés les logements de fonction. Nombreux de ces logements sont inoccupés et fermés, d'autres occupés par des héritiers, d'autres encore loués ou cédés à des personnes qui n'ont jamais eu affaire au secteur de l'éducation. Il s'agit là d'une situation à assainir, au cas par cas. Certes il ne s'agira pas de déloger toutes ces personnes dont certaines n'ont pas où aller et qui se trouveraient à la rue après avoir habité ces lieux pendant des décennies. Le mieux pense-t-on est de leur réserver un certain nombre de logements dans les différents programmes et ainsi, et le secteur de l'éducation et les collectivités locales pourront récupérer leurs patrimoines et en faire bon usage.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K O
Source : www.lesoirdalgerie.com