Un important colloque sur la formation dans le football a eu lieu à Alger à la fin du mois de juin. Regroupant des experts venus de l'étranger, il a eu le mérite d'insister sur l'importance primordiale que doivent accorder les clubs et les instances dirigeantes à ce volet. Tout le monde s'est donc mis d'accord pour donner à la formation la part qui lui revient en prenant en charge les jeunes et les moins jeunes qui montrent des dispositions. Pour le moment, ces énormes potentialités nationales sont superbement ignorées et ce n'est pas la première fois qu'on organise un colloque ou un séminaire pour dire la nécessité absolue de former. Vainement. Car c'est le propre des séminaires que de faire le constat et de se disperser après sans aucune suite. Qu'est-il advenu du marketing sportif en Algérie après un séminaire international qui a rameuté la fine fleur du management avant de disparaître sans laisser de traces ' En réalité la formation n'intéresse pas nos clubs dont les présidents préfèrent recruter à coups de grosses sommes des joueurs «prêts-à-jouer» comme les barons de l'import ramèneraient par containers entiers du prêt-à-porter ou du prêt-à-manger au détriment des produits locaux. Le résultat de cette politique d'importation massive de footballeurs est illustré par notre sélection nationale composée dans son écrasante majorité par des pros en provenance des championnats d'Europe. L'ancienne star internationale Rabah Madjer, invité au forum du quotidien DK News, ne prend pas de gants pour fustiger la politique de l'actuelle FAF et de toutes les instances qui ont relégué la formation au dernier plan. «On veut nous faire croire, déclare-t-il, que tant qu'il n'y a pas de centres de formation en Algérie, on n'a d'autre choix que de recourir aux joueurs évoluant à l'étranger, mais à notre époque, on n'avait pas de centres, mais cela n'a pas empêché l'émergence de très bons joueurs qui ont fait le bonheur de la sélection algérienne dans les années 1980 en particulier...». La question est simple : pourquoi ne construit-on pas de centres de formation ' La réponse est la même que pour les barons de containers qui bloquent toute émergence de l'économie nationale. Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com