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Khelli l'bir beghtah Il faut mourir pour éviter la honte !



Selon une information judiciaire, l'ex-président directeur général de la Cnan, Ali Koudil, a été remis en liberté provisoire après avoir été placé sous mandat de dépôt, il y a quelques mois dans une affaire liée à la gestion de la compagnie maritime. L'information qui a été rendue publique dans différents titres de la presse nationale n'a pas manqué de rapporter la mémoire à une autre affaire dont avait été accusé ce même responsable. Il s'agit de l'affaire du naufrage d'un navire au quai du port d'Alger. Le choc de ce douloureux évènement est tel que la simple évocation des deux entités, à savoir Cnan et Justice fait penser inexorablement au spectre du naufrage du «Béchar». Plus d'une quinzaine de personnes ont péri en effet lors de cette catastrophe. Il y a lieu de rappeler que l'apocalypse était survenue à la veille de l'Aïd, le 13 novembre 2004. Après avoir été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour négligence grave ayant entrainé des dégâts humains et matériels, le mis en cause dans cette affaire a été acquitté après un long et éprouvant procès tenu à la cour d'Alger au terme duquel les ex-cadres de l'entreprise maritime en question, avaient été relaxés après six ans de détention. Le procès qui s'était déroulé dans un grand vacarme avait été à l'origine de révélations devant lesquelles le bilan de la catastrophe est une caresse d'une mère. Il a été révélé, en effet, que les signaux de secours et les SOS qui avaient été délivrés par le commandant de ce navire avaient été interceptés par la flotte espagnole et que le message avait été transmis en temps réel aux équipes de secours de ce même pays. Les équipes de secours en question avaient informé les autorités compétentes algériennes et leur avaient demandé si elles voulaient autoriser leurs équipes de secouristes munies, faut-il encore le souligner, d'équipement de pointe car elles pouvaient atteindre les côtes algériennes en moins d'un quart d'heure à bord de leurs hélicoptères spécialisés pour les opérations de sauvetage de ce genre, car il s'agit là d'appareils capables de voler à des centaines de kilomètres à basse altitude, au ras des flots. Interrogé personnellement, le frère de l'une des victimes a raconté qu'il voyait de chez lui le bateau où était son frère en difficulté car il avait été alerté par téléphone par celui-ci avant d'aller lui-même avertir les autorités. Ce malheureux avait du mal à exprimer sa douleur lorsqu'il a découvert que les autorités compétentes de l'époque, au lieu d'entrer en jeu ou de laisser faire les sauveteurs ibériques, se sont contentées de préparer les civières aux portes du port d'Alger, insinuant ainsi aux naufragés de se dépêcher de mourir pour éviter la honte. Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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