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Khelli l'bir beghtah Tout le monde trouve son compte



Khelli l'bir beghtah                                    Tout le monde trouve son compte
«Le gouvernement va combattre le marché informel de la devise. La loi ne permet pas l'existence d'un marché parallèle de la devise». C'est ce qu'a déclaré le ministre des Finances. Ce qui s'apparente fortement à une mise au point après que son collègue de l'Intérieur eut déclaré que «les citoyens trouvent leur compte» dans ce marché noir de la devise qui, faut-il le rappeler, a sa bourse attitrée sise au square Port-Saïd où des jeunes déambulent, de façon ostentatoire, avec de grosses liasses de billets de 1 000 dinars plein les mains.
Parce que la devise ne paraît qu'une fois la transaction faite. C'est que la clientèle existe parmi ces citoyens qui se rendent à l'étranger pour diverses raisons, ces hadjis, ces malades qui partent se soigner et, effectivement vu sous cet angle, «tout le monde trouve son compte», du citoyen qui recourt au marché noir parce qu'il ne peut avoir que 130 euros à la banque, au cambiste qui travaille en l'absence de bureaux de change.
Et c'est là que réside la solution à ce problème épineux, dans l'ouverture de bureaux agréés où les institutions financières et donc l'Etat pourraient contrôler tout mouvement de transfert. Parce que, justement, ce ne sont pas les petits clients qui échangent tout au plus quelques dizaines d'euros, qui posent problème, mais bel et bien ces gros opérateurs qui ont la mainmise sur le marché national et aussi ce qu'on appelle les barons de l'économie informelle qui transfèrent des sommes considérables qui servent à acheter des biens immobiliers et autres commerces en Europe. Pour l'exemple, la crise économique en Espagne a permis à beaucoup d'Algériens nantis d'acheter des logements en devises, coûtant moins que le prix d'un appartement à Alger ! Pour dire que le dinar n'a plus de valeur hormis celle de monnaie nationale inconvertible. Il fut un temps pourtant où il était plus fort que le franc français. Et durant ces années 1980, tout le monde trouvait son compte. Enfin de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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