Alger - Revue de Presse

Karim Tabbou à Tizi Ouzou: «L'Algérie n'a pas un problème de religion»



Le premier secrétaire nationale du FFS, Karim Tabbou, abordant hier l'affaire des disparus a contredit Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de défense et de promotion des droits de l'homme, qui soutient que les disparitions étaient des actes isolés. Il s'exprimait hier depuis Tizi Ouzou au cours d'une conférence pour célébrer le 47ème anniversaire de la naissance de son parti. Par ailleurs, en évoquant les derniers faits liés à la pratique des religions dans notre pays, il dira que «l'Algérie n'a pas un problème de religion ou de géographie, mais d'ordre politique». Avant de soutenir que «le FFS est pour la liberté du culte». Abordant la question de la charte pour la paix, le conférencier a relevé que les 12.000 terroristes qui ont déposé leurs armes «ont été laissés dans le flou pour des fins politiques». Karim Tabbou accuse le pouvoir de gérer la société par la violence en affirmant que «l'Etat entretient des rapports violents avec le citoyen». Et de s'interroger sur les raisons qui font que le phénomène du terrorisme persiste toujours en Kabylie dont sa population est connue pour son opposition à ce fléau. Pour le responsable du FFS, «l'autoroute Est-Ouest est plutôt bénéfique pour les Tunisiens que pour les Algériens», allusion faite à la fluidité du trafic routier des vacanciers vers ce pays. En réaction à la sortie de Kamel Eddine Fakher, le premier secrétaire national du FFS n'a pas été tendre à son égard en allant jusqu'à déclarer «qu'il est exclu de fait du parti» et en soutenant que le FFS n'est pas porteur d'un projet se basant sur l'ethnie ou une quelconque revendication d'appartenance à une minorité mais plutôt d'un projet national. Notons que «SOS disparus» a pris part à la conférence du FFS, l'une de ces vice-présidentes a rappelé la position de leur organisation par rapport au traitement réservé par la commission de Farouk Kesentini.


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