Alger - Revue de Presse

Justice : prise en charge des personnes aux besoins spécifiques



Le cycle de conférences consacrées aux droits des personnes aux besoins spécifiques, organisé par la Cour de justice d'Oran, s'est poursuivi hier par la conférence du magistrat Lounis Ouzine, animée au tribunal de Gdyel. La communication était axée sur « la protection légale des personnes aux besoins spécifiques à travers les différents textes législatifs ». Sept conférences sont au programme de cette action, initiée à l'occasion de la Journée nationale des personnes aux besoins spécifiques et qui fait des éclairages sur les droits des groupes vulnérables de la population algérienne et lance par là même des messages de sensibilisation à l'égard de la société. La session s'est ouverte mercredi, au Palais de justice - siège de la Cour - par une conférence donnée par le magistrat Boukaâbar Ali (procureur général adjoint), consacrée au « principe d'égalité d'accès à la justice (pour tous les justiciables) et la protection des différentes franges des personnes aux besoins spécifiques. Elle sera clôturée le 31 mars au tribunal de Oued Tlélat avec comme septième et dernière conférence : « la prise en charge des personnes aux besoins spécifiques au niveau des infrastructures de justice », donnée par le magistrat Djâafar Houcine. A ce sujet, il importe de souligner que la Cour d'Oran est l'une des premières institutions judiciaires du pays à avoir adapté ses structures aux besoins des personnes vulnérables tels les handicapés, les personnes âgées et les femmes en situation précaire, dans le cadre d'un projet national lancé par le ministère de la Justice en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l'ambassade de la Grande-Bretagne. La Cour d'Oran et les tribunaux d'Aïn El-Turck et d'Arzew ont été les premières structures à en avoir bénéficié. Une rampe d'accès destinée aux handicapés moteurs, un guichet unique spécifique, une salle d'attente et une salle de soins y ont déjà été mis en place. Le projet prévoit aussi la délivrance des documents judiciaires en braille pour les non-voyants et la formation d'agents en langage gestuel pour la prise en charge les sourds-muets ainsi que d'autres mesures d'accompagnement visant à faciliter l'accès à la justice pour ces franges de la société. Sur le plan législatif, il est à noter que ce n'est qu'après avoir ratifié les différentes conventions des Nations unies et après avoir constaté que la population handicapée augmente de façon exponentielle (en raison des accidents de la route, des maladies neuro-vasculaires, neuro-végétatives et insuffisance des PMI...) que l'Etat algérien a pris conscience de la nécessité d'une politique nationale en faveur des handicapés (toutes catégories confondues : physique, mentale, visuel, auditif et polyhandicapé), d'où la loi 02-09 du mois de mai 2002.
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