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JUGEANT LE DEROULEMENT DU SCRUTIN GLOBALEMENT SATISFAISANT



JUGEANT LE DEROULEMENT DU SCRUTIN GLOBALEMENT SATISFAISANT
José Ignacio Salafranca, le chef de la mission des observateurs de l'UE des législatives de ce jeudi, semble dissimuler bien des choses, lui qui a tout simplement et soigneusement évité de répondre aux interpellations «gênantes» de la presse au sujet, notamment, de cette lancinante question d'accès au fichier électoral national qu'il a soumise aux autorités algériennes et que ces dernières refusent catégoriquement au nom de la confidentialité.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Apostrophé à chacune de ses haltes, ce jeudi, dans son long périple qui l'a mené dans les différents centres de vote de la capitale, il a, à chaque fois, esquivé la question, affirmant tout dire lors d'une conférence de presse prévue pour ce matin. Au lycée Zineb-Oum-Elmassakine, ex-Sainte-Elizabeth, à Telemly, au centre d'Alger, où il se trouvait en mi-journée, José Ignacio Salafranca dira se concentrer uniquement sur cette journée électorale et que le moment de l'évaluation de l'opération interviendra en temps opportun. Dans ce contexte, il estimera que «l'opération électorale s'est, dans son ensemble, déroulée dans des conditions satisfaisantes, exception faite de quelques incidents majeurs». Il citera des «actes de campagne électorale aux alentours immédiats des centres de vote», en ajoutant que «mis à part certains qui ont quelque peu tardé à ouvrir, la majorité des bureaux de vote ont ouvert leurs portes à l'heure convenue, c'est-àdire 8h du matin et en présence des représentants des partis politiques». «Toutes les conditions logistiques et matérielles ont été réunies et les citoyens votaient normalement sans pression aucune», a-t-il encore relevé. Appréciation globale empreinte de satisfaction qu'il réaffirmera à la fin des opérations de vote, peu après 20h, à l'occasion d'un autre point de presse tenu au CIP, affirmant au sujet des cas de fraude et de dépassements signalés ici et là par des chefs de partis, il se contentera de dire que peu de plaintes ont été signalées sans revêtir, cependant, «un caractère officiel». Des chefs de partis qu'il dira ne pas avoir rencontrés jeudi. Au sujet du point de discorde entre la mission européenne d'observation et le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, le chef de cette mission s'est gardé de l'évoquer ce jeudi, mais tout porte à croire qu'il y tient absolument puisqu'il aurait officiellement signifié son désaccord au département d'Ould Kablia. En effet, selon le quotidien espagnol El Paisde ce jeudi, José Ignacio Salafranca a adressé une correspondance au ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales rappelant les engagements contenus dans le mémorandum d'entente signé entre les deux parties, fixant les règles devant présider au déploiement des 150 observateurs envoyés pour ces législatives. Pour l'observateur en chef de l'UE, l'accès au fichier national est la condition de base pour assurer une observation crédible. Ce que le fichier de wilaya mis à disposition de l'UE ne permet, ne contenant pas, selon lui, «assez de paramètres permettant une vérification garantissant une inscription unique de l'électeur». Pour Salafranca,«la confidentialité invoquée par les autorités algériennes ne pouvant être recevable pour la partie européenne», toujours selon El Pais,qui est revenu sur des activités d'espionnage dont ont été accusés des observateurs de l'UE par certains hommes politiques et des médias. Accusations sur lesquelles le chef de la mission d'observation européenne reviendra inévitablement ce matin à l'occasion d'une conférence de presse.


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