Au départ, la JSK
a entamé le deuxième championnat professionnel avec l'ambition de jouer les
premiers rôles en Ligue 1. Ce sont là les propos tenus par le président Chérif Hannachi bien avant l'entame du championnat. Pour le
président kabyle, le recrutement effectué durant l'intersaison a été réalisé
pour permettre à la JSK
de rebondir et jouer le titre. Mais ce genre de consécration doit répondre à un
certain nombre de conditions, notamment la stabilité à tous les niveaux. Or, les
responsables de la JSK
n'ont pas respecté cette condition sine qua non, ce qui a débouché sur une
situation de confusion, comme en témoigne l'incapacité de l'équipe à répondre
aux attentes du large public kabyle.
Au sein du staff technique, il y a eu Belhout
qui a été poussé vers la porte de sortie après avoir remporté la coupe
d'Algérie. Il fut remplacé par Moussa Saïb qui, à son
tour, a été démis de ses fonctions. La barre a été confiée à Ighil Meziane qui a été licencié.
Cette valse des entraîneurs a certainement nui gravement aux affaires de
l'équipe, d'où son incapacité à maintenir une régularité dans les résultats. Aussi,
certains joueurs, il faut l'avouer, n'ont pas confirmé leur statut et n'ont pas
apporté le plus escompté pour un club qui devait confirmer son retour au devant
de la scène. Le rapport arrivées-départs n'a pas été
respecté sur le plan de la valeur technique, si l'on tient compte des éléments
ayant quitté le navire JSK tels que Oussalah, Hamiti, Yahia Cherif,
Ziti, Berchiche et Berrefane.
Aujourd'hui, les Vert et Jaune totalisent 28 points, à huit longueurs du
leader sétifien et à huit points des deux premiers relégables, le CAB et le MCO, après en avoir égaré douze à
domicile. A première vue, et en l'état actuel de son parcours, la JSK est confrontée à un
problème d'efficacité, notamment chez elle avec neuf réalisations seulement
malgré la présence de nombreux joueurs à vocation offensive.
A notre avis, sa faiblesse réside dans le manque de complémentarité au
sein de la ligne d'attaque et du milieu, ce qui s'est répercuté sur l'animation
du jeu pour trouver les solutions face aux défenses adverses.
Cependant, même si l'ambition est d'être parmi les prétendants pour le
titre, la JSK ne
s'est pas renforcée durant le dernier mercato en
fonction des objectifs assignés. Il reste à présent à bien gérer cette période
de transition, mais ne c'est pas évident avec tout ce qui se trame autour du
club avec la montée au créneau d'une partie du public et de certaines personnes
qui demandent le départ du président Hannachi. Avec
l'instauration du professionnalisme, on a tendance à oublier que le temps des 2/3 des AG est révolu mais qu'il a une réglementation à
respecter pour destituer le président d'une société sportive par actions.
En face, Hannachi a annoncé qu'il prêt à
quitter le club à condition de trouver l'homme qu'il faut pour acheter les
actions. Entre l'entêtement du président et l'acharnement des «opposants», le
club risque de payer cash les retombées de cette confusion. En somme, cette
situation peut prendre des proportions alarmantes pour un club comme la JSK qui a, qu'on le veuille ou
non, ses propres particularités.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com