Célébration - Les journalistes algériens se sont remémorés à cette occasion leurs confrères assassinés par les sanguinaires terroristes. Ils ont aussi soulevé le problème des contraintes qu'ils subissent dans l'accomplissement de leur travail.
Le ministre de la Communication, Mohamed Saïd, s'est recueilli hier aux côtés de la corporation des journalistes à la place de la Liberté de la presse à Alger à la mémoire des journalistes martyrs du devoir national.
Il s'est entretenu à cette occasion avec certains parents de journalistes assassinés par les sanguinaires terroristes durant la décennie noire, venus prendre part à la cérémonie, en particulier avec la mère de notre défunt confrère du quotidien Liberté, Aliou Salah Zinedine dit Zinou, lâchement tué par la bête immonde à la fleur de l'âge un vendredi 6 janvier 1995. «Vos enfants, au même titre que les autres martyrs du devoir national, font la fierté de l'Algérie», a affirmé le ministre à la mère de notre confrère. Une cérémonie a, par ailleurs, été organisée, hier également, au Palais de la culture en l'honneur des journalistes, à l' occasion de cette journée dédiée à la liberté de la presse.
Interrogé par Infosoir au sujet des textes d'application relatifs au code de l'information de 2012, le ministre a répondu qu'ils «sont en cours d'élaboration». A une question sur l'échéance de la mise en place des instances énoncées dans ce code, à l'image de l'Autorité de régulation de la presse écrite, le ministre a indiqué que cela dépendait «entièrement» de l'organisation des gens de la corporation.
«Les élections des membres de l'Autorité de régulation de la presse écrite auront lieu dès que la corporation sera organisée», a-t-il assuré. Par ailleurs, dans un message adressé en cette occasion à la corporation des journalistes, le président de la République a décrété le 22 octobre de chaque année comme étant une Journée nationale de la liberté de la presse en Algérie, et a également réaffirmé «l'engagement de l'Etat à doter la presse nationale et le secteur de l'information de mécanismes juridiques et de différentes formes de soutien à même de lui permettre de s'acquitter de ses nobles missions». «Je saisis l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour m'adresser à vous, eu égard au message et au rôle efficient du secteur par le passé et présentement», a écrit le président Bouteflika dans son message. «Bien que me trouvant à l'étranger, je tenais à m'exprimer à cette occasion pour réaffirmer l'engagement de l'Etat à doter la presse nationale et le secteur de l'information de mécanismes juridiques et de différentes formes de soutien à même de lui permettre de s'acquitter de ses nobles missions sans restriction à sa liberté afin qu'elle puisse accéder à la place de choix qui lui revient dans le monde de l'information et du savoir».
Le message de la DGSN
Comme de tradition, la DGSN, par le biais du général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, a honoré à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, de nombreux directeurs de publication de la presse nationale. Selon le lieutenant Bouabdellah, «à cette occasion, l'hommage du DGSN, est à mettre au chapitre de la complémentarité entre les médias et les services de police dans leur mission quotidienne». Pour sa part, le général-major a notamment valorisé les relations de partenariat qui lient la DGSN à la presse nationale, en indiquant qu'«il est nécessaire d'associer, dans notre politique de proximité, tous les médias pour la réussite de notre démarche. Nous croyons dur que nous ne pouvons point nous passer des médias qui fournissent de grands efforts pour informer l'opinion». Enfin, il a tenu à souhaiter aux gens de la presse plein de succès et de réussite dans leur mission.
«Les assassins de mon fils sont en enfer»
La mère de notre confrère, Zinou, assassiné par le terrorisme aveugle, était présente comme chaque année, pour célébrer cette journée, avec les professionnels de la presse. «Je ne peux oublier l'assassinat de mon fils, même si l'on veut forcément nous faire oublier notre malheur», dira-t-elle en sanglots. Zinou, Zineddine Aliou Salah, avait 38 ans le jour de son assassinat. «Je suis persuadée que les assassins de mon fils sont en enfer, mais cela ne consolera point mon c'ur, doublement meurtri», tonnera encore sa mère toujours en larmes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com