Jour presque ordinaire au siège du RND en ce premier jour du scrutin législatif. Rien n'indique que le parti que préside Ahmed Ouyahia
connaît un évènement politique d'importance.L'immeuble qui abrite les bureaux du Rassemblement national démocratique est situé aux Asphodèles, Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger. A notre arrivée sur place vers 10h, la vie tourne au ralenti. A l'image du quartier, le siège du RND est dans une hibernation qui rappelle plutôt les jours fériés. «Ils sont allés voter», nous dit-on, sur un ton qui présume presque des excuses de ne pouvoir donner de réponse à l'absence des responsables.Le seul signe qui indique que le parti est en pleine opération électorale, nous le retrouverons à la salle des conférences du 8e étage. Là, quelques jeunes sont assis derrière des téléphones et des fax. «C'est la salle des opérations», nous dit-on. Un jeune qui semble être le boss, était même un tantinet surpris de voir débarquer un journaliste. «Attendez pour voir», se limite-t-il à dire.Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'un des responsables les plus en vu du parti arrive. Abdesselam Bouchouareb, directeur de cabinet du secrétaire général (qui a retrouvé ses fonctions de Premier ministre), arrive. Il s'engouffre dans son bureau. Un autre confrère arrive. Et Bouchouareb fait irruption dans la «salle des opérations». «Nous ne pouvons pas nous prononcer sur le taux de participation dans l'immédiat. Nous savons d'expérience que les femmes votent le soir. Mais les premières tendances son encourageantes», dit-il calmement.Il s'en va et laisse les lieux au responsable de la cellule de suivi Belgacem Mellah. Lui non plus ne peut pas dire grand-chose. Un appel semble soudainement le gêner. Il provient de Béjaïa et annonce de mauvaises nouvelles. «Apparemment, c'est le raz-de-marée pour le FFS à Béjaïa», se contente-t-il de dire. Et Puis, ça discute. De tout et de rien. Jusqu'au soir. Les discussions sont parfois interrompues par l'arrivée de personnalités. C'est le cas du sportif automobile Nassim Sidi-Saïd et, plus tard, de l'apparition de l'ancien ministre des Finances Abdelkrim Harchaoui.Les heures passent, et le siège du RND se vide. Nous partons, nous aussi, laissant presque seuls les militants chargés de collecter les informations du jour. Tout le monde aura compris que l'essentiel sera connu le lendemain.
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Boukhlef
Source : www.latribune-online.com