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Jeunes images d'Algérie à Nice France-actu : les autres articles



Jeunes images d'Algérie à Nice                                    France-actu : les autres articles
A Nice, du 7 au 10 novembre, se tiendra une programmation sur la «Jeune Algérie» organisée par l'association L'Eclat à Nice, à la Villa Arson.
Le lieu est à la fois Ecole nationale supérieure d'art, Centre national d'art contemporain, Médiathèque d'art contemporain et résidence d'artistes. Autour de l'anniversaire de l'indépendance, 50 ans après, devant un public jeune en formation dans le domaine de l'art de l'image, plusieurs cinéastes viendront parler de leurs 'uvres ancrées sur le réel de l'Algérie contemporaine. Les présentations cinématographiques seront orchestrées par le critique Philippe Azoury qui exerce dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, avec comme invité spécial le réalisateur Tariq Tégiua, dont deux longs métrages seront projetés : Rome plutôt que vous (2006), qui fait référence à l'Algérie des années 1990, où Zina et Kamel, deux personnages perdus, vivent avec le souvenir de la décennie noire, et Inland (2008), qui met en scène Malek, un topographe acceptant la charge d'une nouvelle ligne électrique dans les hameaux des monts Daïa, une zone terrorisée par l'islamisme.
Le cinéaste tiendra aussi, avec les étudiants de la maison Arsan, un Master Class. Parmi les autres temps forts, projection de Demande à ton ombre de Lamine Ammar Khodja (France, 2012), prix du premier film au FID Marseille 2012. Huit ans après voir quitté l'Algérie, son pays natal, pour la France, Lamine Ammar Khodja décide de mettre fin à son exil le 6 janvier 2011, date du déclenchement d'émeutes populaires à Alger. Organisé chronologiquement, le film se raconte à la première personne et, tout comme le fameux Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire auquel le cinéaste rend hommage, il retrace les difficultés à retrouver sa place.
Selon le critique Jean-Pierre Rehm, «mélangeant joyeusement les registres, s'amusant, libre et avec bien de grâce, de l'outil cinématographique, revendiquant sa jeunesse frondeuse au nom de tous les jeunes laissés-pour- compte, ce premier long métrage révèle à coup sûr un regard, une écriture : un cinéaste.» On pourra aussi voir Bir d'eau, un walk-movie de Djamil Beloucif (Algérie, 2010). Journée ordinaire d'une rue d'Alger, où un film se fait et se défait sous le regard d'une caméra. Un portrait singulier, sincère et tendre d'Alger et de ses habitants. Une interrogation sur la place de la caméra, sur la façon dont elle modifie le réel.
De Pierre Michelon, les spectateurs verront et débattront autour de Risacca non erra (France, 2011). Emigration ici et immigration là, sont les deux faces indissociables d'une même réalité. Entre les rives de Nice et celles de Annaba, Risacca non erra propose une pluralité de récits. Ce sont les voix d'un père endeuillé, d'un militant italien, d'un surfeur, ou encore d'une s'ur et de son petit frère harrag. Enfin, pour revenir à l'échange d'un bord à l'autre de la Grande bleue, Les traces algériennes : une partie de moi, d'autrefois de Natacha Cyrulnik (France, 2011).
Dans le premier film d'une série, le sujet du rapport d'une rive à l'autre est abordé à travers deux femmes : la première a quitté Alger en catastrophe à 10 ans, la deuxième a choisi de venir vivre en France plus tard à 23 ans. Dans le deuxième volet, Une partie de moi, d'autrefois, l'idée se prolongera en accompagnant Dany et sa fille à Alger. Le troisième accompagnera Nadia et ses cousines à Oran. Un autre film, sur lequel nous n'avons pas d'éléments sera Nous, dehors de Bahia Bencheikh El Fegoun et Meriem Achour Bouakkaz (Algérie, en finalisation).
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