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Je suis toute seule



Je suis toute seule
Inès Ibbou est considérée, depuis plusieurs années, comme la plus prometteuses tenniswoman algérienne. Pourtant, la jeune fille qui n'a pas encore atteint ses 18 ans vit sa passion pour la petit balle au jour le jour. Avant de s'envoler aujourd'hui pour la Tunisie, où elle devra prendre par à trois tournois, à partir de lundi prochain.- De nombreux Algériens se demandent que devient aujourd'hui Inès Ibbou 'Là, je viens de rentrer de Paris, où j'ai passé un mois au club du CSM Eaubonne. Je saisis cette occasion pour remercier ce club qui m'a permis de m'entraîner en son sein et le coach qui est un bon ami et qui m'aide, les week-ends et même en semaine, à me perfectionner. Toutefois, je n'ai pas une structure stable. Par exemple, quand je viens en Algérie, à part le physique, je ne peux pas m'entraîner faute de terrain de tennis.- Et pour ce qui est du mental, comment vous sentez-vous 'Pour l'instant, j'essaye toujours de me concentrer sur mon prochain tournoi de Tunisie. Après, la situation n'est pas tout le temps facile à gérer. Je suis toute seule. J'ai juste ma famille et un sponsor, qui reste un bon ami, qui m'aident. C'est justement grâce à lui que j'arrive encore à jouer et continuer à m'entraîner et faire des tournois. Ce n'est pas là meilleure des manières d'atteindre le haut niveau.- Comment expliquez-vous votre séparation avec la Fédération algérienne de tennis qui vous prenez en charge avec l'Académie de Valence de tennis 'Pour moi, c'était plus du bricolage qu'une réelle prise en charge. Si l'on prend juste l'exemple des trois tournois du Grand Chelem, j'ai eu trois coachs différents. Il n'y a jamais eu de continuité dans le travail. Lors de la préparation, je faisais une semaine en Espagne, deux autres à Alger. C'était du n'importe quoi. Donc, j'ai préféré me séparer d'eux et sortir du programme qui ne me convenait pas.- Comment gérez-vous votre quotidien à présent que vous n'êtes plus sous la coupe de l'Académie de Valence 'J'ai quitté l'Académie à la mi-août juste après un tournoi. Depuis le mois de septembre, je m'entraîne en France. Je travaille plus de jour en jour, sinon je suis dans l'impossibilité de me projeter sur un programme de toute une année. Pour l'instant, ce n'est pas du tout possible. Je m'entraîne toute seule, sinon il y a des amis qui aiment ce sport qui essayent de m'aider. Ils sont tous Français.- N'y a-t-il est pas des clubs qui peuvent s'intéresser à vous 'Malheureusement le tennis est un sport qui coûte très cher. Un club ne peut pas prendre sous son aile un athlète, surtout s'il est étranger. Sur une année, un athlète revient au minimum au club 70 000 euros. Le tennis pour qu'il soit vraiment rentable, il faut entrer dans le top 100, sinon on perd plus d'argent qu'on en gagne.- On croit savoir que vous allez faire de la compétition en Tunisie?La semaine prochaine, je vais prendre part à trois tournois, dotés de 10 000 dollars. Les gens doivent seulement comprendre que le vainqueur ne prend pas la totalité de cette somme. Les 10 000 dollars sont plutôt partagés entre 32 joueuses en simple et en double. C'est dire qu'on ne gagne pas notre vie en faisant juste des tournois. Donc, je vais essayer de gagner des points.- Comment voyez-vous votre avenir dans le tennis 'Pour l'instant, ce n'est pas le meilleur avenir que je vois. Le tennis c'est un sport qui demande beaucoup de financement. Il faut toujours se projeter sur le long terme. C'est qu'à partir de 20 à 22 ans qu'on récolte les fruits lorsque bien sûr on parvient à être parmi les 200 meilleures. Mais ce n'est pas du jour au lendemain que cela se fait. Le tennis est un sport très difficile, surtout quand on passe de junior à joueuse professionnelle. Il faut établir un programme sur trois ans, pas uniquement sur six mois. Sinon cela ne sert à rien- Quel est votre souhait par rapport à votre situation actuelle 'Qu'il ait un peu plus d'aide financière pour réaliser des tournois sur toute une année déjà, et essayer d'établir une programmation à moyen terme sur une année, puis sur trois ans.- Sur ce volet-là, est-ce qu'il y a des sponsors qui vous soutiennent 'Pour l'instant Ramy est le seul soutien que j'ai. C'est d'ailleurs grâce à lui que j'arrive à voyager, à faire des tournois et m'entraîner en France. Sinon, je ne serai même pas en train de jouer au tennis.
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