Alger - A la une

"Je suis toujours à l'écoute de mes fans"



Un artiste de talentLa problématique du manque de médiatisation des galas est un phénomène récurrent qui frappe la vie artistique et culturelle.L'un des chantres de la chanson kabyle, Akli Yahiathen, s'est produit au cours de la soirée du 20 juillet à la salle Ibn Khaldoun à Alger. Durant près de deux heures, cet artiste qui a marqué des générations entières, a bercé des dizaines de familles qui sont venues se ressourcer pendant que d'autres des années 1990 sont venues pour le découvrir et suivre, de ce fait, le parcours musical de leurs parents et grands-parents. Venue de Belgique pour passer des vacances avec sa famille à Alger, Radia Zemour, artiste musicienne et membre d'une association culturelle et musicale qui active entre Lille (France) et Bruxelles en Belgique veut insister sur la fameuse chanson de l'immigration, Jahagh bezzaf Meziane, «Tout petit exilé» avec cet artiste infatigable qui ne demande qu'un minimum de médiatisation pour remplir les salles de spectacles et donner un minimum de détente pour casser la routine quotidienne. «Je ne pouvais supporter de revenir en Belgique sans voir le gala de Akli Yahiathen. C'est une référence dans le chant kabyle», dira-t-elle en présence des membres de sa famille qui l'ont accompagnée. Berçant le public dans les deux langues à savoir le kabyle et l'arabe, ce chanteur rentré dans l'histoire a chanté une vingtaine de chansons environ, à commencer par l'inoubliable chanson Ayakham dhachu ikyughen «Ô maison de l'enfance, que t'est-il arrivé après tant d'années d'abondance'», avec laquelle le gala a été clôturé en grande pompe. Ayaraw el djazair, yalemenfi, Yedja yemmass, Alahbab dhebrath felli, Ayuliw aymajrouh, Taous et plus, sont quelques-uns de ses tubes qui ont été repris et fredonnés tout au long du gala qui, malheureusement, n'a pas drainé foule, faute de médiatisation suffisante. A cette question, les prix élevés des billets d'entrée, la relation presse et chargé de communication, doivent être débattus dans la transparence totale, afin de permettre aux journalistes de faire le travail sans bousculade avec certains techniciens qui entravent chaque fois le travail des journalistes. «Il n'y a pas plus gênant pour un journaliste que de se plier à un agent de sécurité qui s'impose au milieu des artistes et des professionnels des médias», déplore un journaliste. Cette situation se répercute directement sur la médiatisation de l'évènement qui prive les citoyens de l'information. Et pour précision, cette remarque n'a aucun lien avec le gala d'Akli Yahiathen. Mais, sans citer des noms d'établissement, c'est un fait récurrent qui pousse à déserter des établissements culturels et artistiques, à cause des agents, parfois, qui n'assurent pas souvent le bon accueil et le respect mérité au public et aux journalistes qui répercutent l'information au grand public d'où la motivation et l'encouragement de la création artistique de manière générale. Akli Yahiathen, malgré son sens de l'humour, n'a pas manqué de balancer de manière ironique: «Je suis fâché parce qu'il n'y a pas beaucoup de monde» avant de souhaiter bonne fête de l'Aïd à tous ses fans et à tous les Algériens, dira-t-il dans sa loge de la salle Ibn Khaldoun. Par ailleurs, il y a lieu de souligner sa programmation d'un autre gala avec Lounis Aït Menguellet, la soirée du 24 juillet au Théâtre de verdure du complexe culturel Laâdi Flici, au lieu de la salle Ibn Khaldoun à partir de 23h.


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