
Après s'être produite aux USA puis au Qatar, elle est revenue à Alger, bien plus pimpante que jamais, la semaine dernière. Et pour cause! Aïda Oulmou la Bougiote qui en a fait du chemin artistique ces quelques années, était invitée par l'Aarc à se produire sur la scène de l'opéra d'Alger dans le cadre de la Journée internationale du jazz. Outre Kissing Bug de Duke Ellington, la chanson qu'elle interprétera seule comme une grande, Aïda du fameux groupe Garage Band, formera aussi un duo de charme avec le chanteur de hawzi Hamidou, qui, pour le coup, s'est bien distingué dans un nouveau registre insoupçonné jusqu'alors, à savoir le jazz! Aïda, moulée dans sa belle robe rouge, telle une diva, revenante, d'une autre époque a bien donné de la voix en sachant maîtriser par sa présence scénique un univers musical qui n'a plus de secret pour elle. Aujourd'hui, fière de se produire sur les différentes scènes du monde, c'est avec cette éternelle grâce doublée de modestie qu'elle nous accueillera dans les loges de l'opéra juste avant le concert. Et de se confier à nous...L'Expression: Vous êtes de retour à Alger dans le cadre de la Journée internationale du jazz, ça vous fait quoi de représenter cette journée'Aïda: Déjà cela me fait un énorme plaisir de me produire à l'opéra. C'est une première pour moi. Prendre part à un big band aussi c'était la première fois pour moi. C'est tout en ma faveur et c'est surtout très motivant pour un retour en force. Se produire aussi à l'occasion de la Journée internationale du jazz c'est très symbolique pour moi car Carage Band a été monté lors d'une comédie musicale qui s'appelle «Bienvenue dans mon club de jazz».Cette journée me tenait donc à coeur car elle revêt un cachet bien particulier à mes yeux. Ce retour en force est donc arrivé au bon moment.Vous parlez d'un retour en force. Justement, vous avez disparu de la scène algérienne. Vous avez été d'abord aux USA l'an dernier et puis au Qatar cette année où vous y avez séjourné six mois. Un mot sur ce périple'J'étais au Qatar dans différents clubs de jazz et plus. J'ai eu l'occasion de travailler avec beaucoup et différents musiciens. Aux USA je suis parti dans le cadre des jeunes artistes engagés et spécialement les femmes, pour celles qui ne sont pas dans la capitale, qui sont un peu dehors et ont eu à se débattre pour se démarquer et essayer de prendre leur place dans le milieu artistique. Etant la seule fille qui a un groupe masculin, j'ai aussi été sollicitée pour représenter l'Algérie dans ce cadre-là. Au Qatar j'ai de la famille là-bas, donc j'ai l'habitude d'y aller comme touriste et par la suite je me suis rendue dans des clubs de jazz histoire de jeter un coup d'oeil et par la suite j'ai rencontré les managers et les gens en charge de ces clubs, ils m'ont proposé un travail sur place et j'ai commencé.Quel genre de public avez-vous rencontré là-bas'Ce qui est bien avec le Qatar c'est que c'est une plaque tournante; on voit différentes personnes et différentes nationalités qui y transitent. C'est l'un des aéroports de transit du monde qui te permet de partir en Asie et dans différents endroits dans le monde. J'ai eu la chance d'avoir un public très mixte composé d'Indiens, de Chinois, d'Américains, de Français, d'Italiens, c'était un plaisir toujours renouvelé de chanter à chaque fois pour un public complètement différent. De cultures et religions différentes.Très enrichissant et peut-être inspirant pour votre futur album'Tout à fait, j'ai eu la chance aussi de travailler d'ailleurs avec mon groupe qui m'a rejoint durant un mois. Pour le moment je suis là. Je vais essayer d'activer justement les choses pour mon album. Je suis rentrée avec une bonne énergie avec beaucoup d'idées.Je vais essayer d'exploiter ça au plus vite histoire de ne pas perdre toute cette matière inspiratrice en cours de route et essayer d'avancer.En matière d'écriture et de composition cela a été quand même un peu difficile pour moi cette année car j'ai beaucoup bougé. Je n'ai pas vraiment le temps de me concentrer sur cet album.Il faut avoir le temps de tout préparer, refaire et peaufiner. Il y avait des choses qui étaient prêtes et que j'ai mises de côté.D'autres choses que je dois peaufiner avec toutes les idées et la positivité que j'ai pu ramener avec moi de là-bas grâce à toutes ces expériences. Mon album sera certainement teinté de toutes ces influences-là et ces couleurs que j'essayerai de mettre à l'intérieur. Je prends le temps pour bien le faire.Des collaborations en vue'Voire même des musiciens en plus, étrangers que je pourrai faire ramener pour travailler sur cet album ou que j'inviterai sur mon album. J'ai eu l'occasion de travailler avec beaucoup de musiciens et de chanteurs donc je pense que je vais rapporter cette touche en plus, cette cerise sur le gâteau on dira. Des artistes, voire même algériens pourquoi pas'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O HIND
Source : www.lexpressiondz.com