
Comment est née votre passion de la poésie ' Je suis venu à l'écriture par ma mère, une grande dame qui n'a pas fait d'études supérieures. Elle était sage et connaissait énormément de dictons et d'adages populaires. J'ai hérité tout cela d'elle. J'ai réussi mon parcours grâce à mon entourage familial baignant dans la joie et l'allégresse. Pour réussir l'écriture poétique, il est important d'être proche des gens qui veulent une poésie d'exultation.C'est-à-dire...Il est souhaitable que les poètes revisitent leurs manières d'interpréter leurs poésies. Les performances poétiques sont devenues routinières et éculées. Pour dépasser cet écueil, je préconise d'intégrer le théâtre dans la poésie afin de mieux attirer et séduire le lecteur.Vous connaissez un réel succès dans les pays arabes. Qu'en pensez-vous 'C'est grâce à Dieu et à la passion. J'aime ce que je fais et je donne le meilleur de moi-même. Je crois que lorsqu'on est passionné pour quelque chose, cette passion nous propulse pour atteindre nos buts. J'ajouterai que la poésie classique connaît un essor considérable en Orient par rapport aux pays du Maghreb. On y donne plus d'importance à la poésie populaireNous sommes au mois de mars, où le monde célèbre la journée de la femme. Que pourriez-vous dire à celle-ci 'Tout d'abord, je lui souhaite une joyeuse fête. A mon avis, l'homme est incomplet sans la présence d'une femme dans sa vie. La femme, c'est ma mère, mon épouse, ma fille, ma cousine, ma voisine... Pour moi, l'homme et la femme se complètent.L'époque est emplie de violence, comment vous la vivez-vous 'Si aujourd'hui le monde est enlisé dans la violence, pour moi, la faute incombe à la politique et aux décideurs politiques. L'éthique dépérit dans tous les pays du monde. Je souhaite que la politique soit élevée au rang de l'humanité.Que pensez-vous de l'émergence des jeunes poètes en Tunisie 'Il existe réellement une émergence que j'encourage et je soutiens. Malgré la situation sécuritaire actuelle, le poète tunisien est plus que jamais libre dans ses pensées, et surtout dans sa façon d'écrire. Je citerai l'exemple des poétesses comme Amel Moussa, Imene Amara, Fatma Ben Mahmoud. C'est encourageant.Lorsque vous avez commencé à écrire, quels furent les auteurs algériens qui vous ont marqué 'Je demeure toujours impressionné par la littérature et le grand savoir de Mohamed Dib, Mouloud Feraoun, Assia Djebar, Rachid Mimouni, Tahar Ouettar, Rachid Boudjedra et beaucoup d'autres.Quelle part prend la poésie dans vos journées 'Je suis une personne ordinaire, qui travaille et a une famille. Seulement, j'admets que je considère la poésie comme ma vie. Je lui consacre une place spéciale.Quand vous écrivez, préférez-vous écrire la poésie en vers ou en prose 'Peu importe l'écriture de la poésie, le plus important est d'offrir à celle toute sa théâtralité et sa musicalité. Elles lui offrent un éclat incommensurable. Un mot sur votre participation au 1e printemps culturel ' Je suis très content de revenir en Algérie. C'est ma seconde visite. Ma première, c'était en mars 1984, lors du congrès de l'Union des écrivains arabes.Je reste fasciné par la remarquable architecture d'Alger, sans omettre l'accueil admirable des Algériens. C'est toujours un plaisir de me retrouver dans un pays voisin, frère. Grâce à l'Algérie, ma poésie a su s'exporter à l'étranger. Je suis redevable. Ce rendez-vous est un carrefour important d'échange interculturel. Il est important d'encourager l'organisation de ce genre de manifestation.Des projets en cours ' Je prépare la publication d'une série de contes et de poésies pour enfants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com