Alger - A la une

JAJ-2018 / Taekwondo: "les Africains ont beaucoup progressé "



Le progrès a été relevé particulièrement chez les sélections d'Afrique noire, comme le Mali, le Sénégal, l'Ethiopie, la Côte d'Ivoire et le Gabon, dont les sélections n'ont "plus rien à envier à leurs homologues du Nord", comme l'Egypte, la Tunisie et le Maroc, qui jusque-là trônaient sans partage sur cette discipline.Lire aussi: JAJ-2018 (4eJ): les nageurs et les escrimeurs se distinguent, les gymnastes confirment
Il est vrai que la hiérarchie n'a pas été bousculée, puisque c'est le Maroc qui a été sacré champion devant l'Egypte, toujours est-il que le niveau des sélections d'Afrique noire a été "fort appréciable" selon les echniciens, car ayant atteint plusieurs finales, et dans différentes catégories de poids, aussi bien chez la garçons que chez les filles, où ils opposé une résistance farouche à deux sérieux concurrents, ayant parfois le statut de champions du monde ou olympiques.
Autre fait appréciable, le fait que cette progression eut été relevée au niveau des dix catégories de poids olympiques, à savoir : celles des -48 kg, -55 kg, -63 kg, -73 kg et +73 kg chez les garçons, ainsi que celles des -44 kg, -49 kg, -55 kg, - 63 kg et +63 kg chez les filles.
"Le niveau technique a connu une nette progression, même s'il est encore tôt pour le comparer avec le niveau mondial" a souligné le Président de l'Union méditerranéenne de taekwondo, le Marocain Driss Hilali, considérant que "le manque de moyens chez certains pays africains les empêchent de disputer un nombre suffisant de tournoi internationaux", où ils pourraient acquérir cette expérience qui leur fait défaut.
Donc, pour l'heure, ce sont les pays d'Afrique du Nord, notamment, le Maroc, l'Egypte et la Tunisie qui continuent à dominer la discipline, grâce notamment à leurs champions du monde et olympiques, dont certains étaient présents à Alger, à l'occasion de ces JAJ.
Des propos appuyés par l'entraîneur égyptien Salah Tamer, ayant expliqué la domination des pays du Nord par le fait que le taekwondo y soit implanté depuis plusieurs décennies. Ce qui a permis sa vulgarisation, sans oublier les importants moyens dont disposent ces pays et qui leur permettent de disputer plusieurs tournois internationaux, en quête des points qualificatifs pour les grands évènements, comme les Jeux Olympiques.
Cette 3e édition des JAJ qui se déroule du 18 au 28 juillet à Alger a enregistré le sacre final du Maroc, avec huit médailles : 3 or, 2 argent et 3 bronze, devant l'Egypte: 3 or, 1 argent et 3 bronze, au moment où la Tunisie a complété le podium, avec 2 or, 2 argent et 1 bronze.
Pour sa part, la sélection algérienne s'est contentée de la 9e place, avec deux bronze. Une maigre récolte que l'ancien Directeur des équipes nationales Samir Maiana a expliqué par "les six années de blocage" qu'a vécu cette discipline et sa "mauvaise gestion" par l'ancienne Fédération, qui avait gelé les différents championnats nationaux pendant deux ans, empêchant les athlètes internationaux de participer à des tournoi à l'étranger pour récolter des points.
Maiana a également attiré l'attention sur "le mangue du matériel pédagogique, comme les gilets de protection, les gants et les casques", sans oublier le manque de qualification des entraîneurs et des arbitres, qui selon lui, ont "joué un rôle" dans cette situation.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)