
Parlez-nous de cette nouvelle collection...Cette exposition de gouaches comprend trente tableaux. Elle a commencé le 8 février. Un seul tableau est réalisé à l'huile, c'est celui sur la ville de Ghardaïa. J'ai voulu surtout montrer la richesse et la beauté de nos paysages. Avez-vous réalisé la collection à partir de photos ou vous êtes-vous déplacé 'J'ai fai du pays. J'ai sillonné toutes les régions dont je m'inspire. J'adore mon pays, qui est extrêmement beau. Pour les tableaux sur la Kabylie, je n'ai pas eu de difficultés, vu que je suis originaire de la région, pas loin d'Azzefoun, « le coin des artistes ». Pour les tableaux qui illustrent les régions de Batna, Tlemcen, Ghardaïa, Biskra, Djanet, Timimoune, j'ai peint à partir de ce que j'ai vu. Je collabore bénévolement avec le Haut-Commissariat à l'amazighité. Cela m'a permis de sortir d'Alger, de la Kabylie, pour découvrir les richesses de notre vaste pays. Pensez-vous que ces destinations sont boudées par les Algériens 'Je remarque surtout l'affluence des étrangers qui adorent visiter notre pays. Dans vos ?uvres, une importance est accordée à la finesse et à la subtilité du détail. Etes-vous influencé par l'école impressionniste 'J'aime bien restituer toute la splendeur du paysage, sa beauté. La finesse du trait m'est particulièrement chère. Je passe plus de 40 à 60 heures à travailler sans relâche et je mets parfois des mois pour réaliser une collection. Les tableaux exposés m'ont pris plusieurs années. Certains datent de 2011, d'autres de 2013 ou 2015. Comment arrivez-vous à conciliez entre vie personnelle et vie professionnelle 'Je suis à la retraite depuis 2010. La peinture est un hobby, une passion que exprime tout le temps. Avant, je ne pouvais pas le faire. Je me consacrais à mon boulot qui ne me laissait pas de temps. Dans vos ?uvres, nous remarquons le manque de silhouettes humaines à l'exemple de ce tableau sur la Grande mosquée d'Alger habituellement fréquentée. Pourquoi ce procédé 'Un artiste a une liberté d'exécution de ses tableaux. Si je dessine un tableau sur le ksar de Timimoune, je ne pourrai pas reproduire des gens portant des habits européens. La ville de Tizi Ouzou est impersonnelle. On y trouve de tout, la population est bigarrée et le vêtement traditionnel propre à la région, à nos ancêtres, ne domine pas. Peu de gens le porte. Il m'est très difficile de reproduire des détails qui ne sont pas propres à la région.Avez-vous un penchant particulier pour le moyen format 'J'ai eu la chance de recevoir des amis, des artistes de tous bords. Ils m'ont recommandé ou plutôt conseillé d'utiliser le moyen format qui captive davantage les visiteurs.Dans l'un de vos tableaux, vous avez carrément changé de genre. Vous avez eu recours au collage de feuilles de plantes...J'ai fait un collage de feuilles de plantes ramassées en automne. Je voulais quelque part immortaliser ce moment féerique, et le résultat me plaît.Un coup de c?ur particulier dans la collection ' J'aime bien les tableaux réalisés sur des sites que je ne connais pas comme le ksar de Timimoune, « M'Chouneche », « La Mansourah ». Ils sont à mon avis beaux.Avez-vous des messages à transmettre 'Bien évidemment. Un tableau est comme lire un livre, visionner un film, ou assister à un spectacle de théâtre. Toutes ces créations renvoient et transmettent des messages d'un temps, d'une région, d'un pays, d'un peuple. Je fais passer des messages d'espoir, de liberté, de fraternité et de convivialité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com