Alger - A la une

INVESTISSEMENT AGRICOLE



INVESTISSEMENT AGRICOLE
Des investissements étrangers dans le domaine de l'agriculture sont déjà en exploitation en Algérie. D'autres projets notamment français sont en phase d'étude de leur faisabilité.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Dans le cadre de l'encouragement et de l'accompagnement de l'investissement, plus de 180 mille hectares ont été attribués dans le Sud et les Hauts-Plateaux. C'est ce qu'affirme le directeur de l'organisation et de la protection du patrimoine au ministère de l'Agriculture. Selon lui, le nombre de bénéficiaires avoisine un millier d'investisseurs.«Trente pour cent de ce potentiel ont été traités et validés, et ce, depuis septembre dernier à ce jour», précise-t-il.Outre les mesures de facilitation accordées au niveau local, il indique qu'une autre mesure de facilitation vient d'être prise.«En vue de faciliter l'aboutissement de ces projets intégrés, une cellule d'accompagnement aux investisseurs a été institutionnalisée et instituée au ministère de l'Agriculture», dit-il. Intervenant hier sur les ondes de la radio Chaîne III, Hamid Hamdani assure également que nombre d'investisseurs étrangers s'intéressent à l'agriculture et à une multitude de ses filières. Il cite ainsi l'exemple d'un projet en cours de mise en œuvre à Ghardaà'a avec des Allemands qui «sont déjà en exploitation».«Nous avons aussi des projets exprimés par des partenaires français et avec lesquels nous sommes en train d'étudier leur faisabilité technique, et ce, dans une multitude de filières stratégiques notamment la céréaliculture, le forage et le lait», ajoute-t-il.Le directeur de l'organisation et de la protection du patrimoine au ministère de l'Agriculture rappelle, par ailleurs, que l'Algérie dispose de huit millions et demi d'hectares de terres agricoles arables appelées à être préservées.Une question qui relève, souligne-t-il, des fondements de la Nation. «La protection des terres agricoles est une obligation réglementaire. Elle est considérée aujourd'hui comme un axe stratégique de notre politique, notamment celle qui tend à assurer la sécurité alimentaire et à préserver ces terres pour les générations futures», dit-il.Au-delà de leur exploitation en permanence, il est également question d'«accompagner les agriculteurs par les différents soutiens : soutiens directs sur les plans, technique et technologique ainsi qu'un soutien sur le plan réglementaire».L'invité de l'émission affirme qu'avec la récupération de certaines parcelles de terres et de leur mise en valeur, «nous ambitionnons à atteindre, au quinquennat prochain, neuf millions d'hectares».Il rappelle à cet effet que toutes les terres agricoles non exploitées qu'elles soient de statut privé ou de statut public exposent les exploitants à des déchéances. Et de souligner que deux millions deux cent mille hectares sont détenus par des exploitations agricoles collectives et individuelles. «Selon les dispositions réglementaires, les terres de statut privé non exploitées seront récupérées et remises en exploitation sous forme de location de lots par les pouvoirs publics», dit-il. Une mesure, précise-t-il, qui sera appliquée dès la finalisation des textes de loi.Il exclut toutefois toute indemnisation car, explique-t-il, «la déchéance pour non exploitation n'est pas une expropriation».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)