
« Je kiffe le théâtre ». C'est sous ce thème que se tiennent, à Alger (au TNA), depuis dimanche dernier, les journées de lutte contre la drogue organisées par le Théâtre national en collaboration avec la DGSN et la Gendarmerie nationale. Enseignants et directeurs d'établissements scolaires étaient également présents à cette rencontre qui sera clôturée aujourd'hui. Le choix du TNA comme lieu de rencontre n'est pas fortuit. C'est pour dire le rôle du théâtre dans l'éducation et la sensibilisation des générations actuelles et futures. Les participants ont appelé à faire du théâtre un projet national pour prévenir ce fléau social qui ronge la société algérienne, surtout ces dix dernières années. Il faut créer des mécanismes permettant de faire de cet art un outil d'information et de sensibilisation au niveau des écoles et des quartiers, en collaboration avec toutes les parties concernées et pourquoi pas intégrer le théâtre comme matière à part entière dans le programme scolaire, comme l'a suggéré Djamel Guermi, metteur en scène.« Il faut un plan d'urgence élaboré par le secteur de l'éducation et celui de la culture pour réaliser des pièces théâtrales, tout en veillant au choix des sujets qui doivent être constructifs », a-t-il indiqué. La promotion du théâtre est, selon lui, impérative sachant le rôle important qu'il peut jouer dans la sensibilisation et l'éducation des enfants et des jeunes. Les représentants de la sûreté nationale se disent disposés à collaborer avec ces deux secteurs, en leur fournissant les moyens dont ils ont besoin. « Nous pouvons donner aux troupes théâtrales les tenues, les moyens techniques, les orientations et les conseils concernant le travail de la police, en vue de transmettre le message aux enfants, à savoir la gravité de la consommation de la drogue », a indiqué le lieutenant de police Mouloud Ibazatene.En effet, la consommation de la drogue touche beaucoup d'élèves des cycles moyen et secondaire. D'aucuns ont appelé, d'ailleurs, à la conjugaison des efforts de toutes les parties concernées (parents, éducateurs, imams, presse, gendarmerie, police) pour faire barrage à ce phénomène destructeur. Pour prévenir ce problème, une vision globale est nécessaire, selon une directrice d'un CEM de la Haute-Casbah d'Alger. « Il faut sortir dans les espaces publics pour sensibiliser le public », dira-t-elle.Les évènements ponctuels ne peuvent pas avoir l'effet escompté. Pour cela, les participants ont plaidé pour la continuité dans l'action en organisant des rencontres et des campagnes de sensibilisation de manière régulière, notamment le samedi et pendant les vacances, et en investissant les écoles et les plages en été pour que l'impact soit plus grand. Le capitaine Mohamed Kessir, de l'Institut national de criminalistique et de criminologie de la Gendarmerie nationale, a fait savoir que le nombre d'affaires liées à la drogue (commerce, consommation) est en perpétuelle augmentation. Les chiffres des 9 premiers mois de l'année 2016 par rapport à ceux de 2015 le démontrent. Il a mis en exergue le rôle du laboratoire d'analyses chimiques et de ses équipements modernes, soulignant que le profilage concernant la résine de cannabis est réalisé pour faire des comparaisons et pouvoir démanteler les réseaux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamila C
Source : www.horizons-dz.com