
L'Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications (ARPT), a donné le feu vert jeudi 12 décembre 2013, aux trois opérateurs de téléphonie mobile (Mobilis, Ooredoo et Djezzy), pour le lancement commercial de leur service 3G en Algérie.Les citoyens ont longtemps espéré que cette année sera la bonne pour la téléphonie de troisième génération qui leur apportera un plus indéniable par rapport à l'utilisation classique de leur téléphone mobile.C'est chose faite. Outre la réception et l'émission d'appels, de SMS, de MMS, il leur sera désormais possible de visionner leur correspondant au moment où ils lui parlent, d'avoir la visioconférence, de voir la télévision, d'avoir accès à des jeux en ligne, de télécharger des vidéos, de la musique, des films, etc., et cela seulement grâce à leur mobile. Le seul grand point qui les préoccupe en cette période de lancement, c'est le coût qui leur sera exigé pour avoir accès à cette nouvelle technologie.Par ailleurs, l'arrivée de la 3G est une opportunité pour les entreprises. Il est connu que l'augmentation de l'offre haut débit mobile conduit à la croissance économique (croissance du PIB par habitant) et dans le cas d'un pays en développement comme l'Algérie, on dit même que la 3G a le potentiel de pousser au développement économique.Pour l'essentiel, le coup de starter pour la 3G est donc enfin donné en Algérie, après une très longue attente et plusieurs rendez-vous manqués.Annoncée depuis quelques années déjà, la 3G a peiné à voir le bout du tunnel, alors que la première démonstration, à titre expérimental, avait été effectuée en décembre 2004 et les licences devaient être vendues en 2007. Attendue depuis 2004, la 3G s'est fait longtemps attendre, suscitant de nombreuses questions sur le retard accumulé dans son lancement. Ces interrogations ont été nourries par des effets d'annonce maintes fois reportés, alors que les autres pays en sont déjà à la 4G. L'Algérie a pris du retard pour le lancement de la 3G alors qu'elle est présente dans des pays beaucoup moins avancés, comme le Mali, le Kenya, la Somalie et la Mauritanie, pour ne citer que ceux-là.Selon de nombreux observateurs, l'introduction de la 3G est une pure affaire commerciale que les décideurs ont trop politisée. Ils expliquent ce retard par l'absence d'une vision claire des pouvoirs publics puisque, selon eux, techniquement, il n'y a pas de problème, parce que les solutions techniques et matérielles sont disponibles.La preuve est que depuis la première annonce de son lancement, plusieurs dates ont été avancées puis annulées pour diverses raisons. Il y a eu au début le fameux débat sur l'opportunité de passer directement à la 4G. En mai 2010, le ministre de l'époque, M. Bensalah déclarait "la 3G est en fin de phase technologique. Nous allons vers le déploiement de la 4G en lançant une licence". Il sera contredit quelques mois après par son successeur Moussa Benhamadi qui, lui, opte pour la 3G.On se souvient, également, de la suspension du processus d'octroi de la licence 3G à cause du dossier Djezzy. En décembre 2012, le gouvernement avait décidé de suspendre le processus d'octroi de la licence 3G jusqu'à la conclusion du dossier de Djezzy et l'acquisition par l'Etat algérien de 51% des parts de cet opérateur, avait déclaré M. Benhamadi, ministre de l'époque. Une année après, le lancement s'est effectué sans que pour autant le dossier de rachat de Djezzy soit finalisé.S. S.NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Said SMATI
Source : www.liberte-algerie.com