Alger - Revue de Presse

Intervention de l’Algérie sur le dossier du Soudan



Le démenti du ministère des Affaires étrangères «Les concertations algéro-soudanaises, mardi dernier, à Alger ont porté sur l’initiative de l’Union africaine (UA) de demander la saisine du Conseil de sécurité en vue de geler la procédure engagée auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais.» C’est ce qu’a précisé jeudi une source officielle algé-rienne, citée par plusieurs agences de presse qui avaient relayé une information différente. «A aucun moment Mourad Medelci n’a déclaré envisager que l’Algérie saisisse le Conseil de sécurité de l’ONU. Ni l’Algérie ni le Soudan n’est d’ailleurs membre de ce Conseil», a déclaré à l’AFP le directeur de la communication du ministère des Affaires étrangères. En réalité, dans sa déclaration à la radio nationale, M. Medelci avait dit que les concertations entre les deux pays, ouvertes «depuis plusieurs mois», «vont vers deux directions, dont la saisine du Conseil de sécurité en vertu de l’article 16 du statut de la CPI, qui prévoit une procédure de gel de ce que nous appelons aujourd’hui une initiative très malheureuse du procureur de la CPI». Selon les agences, les médias avaient interprété cette déclaration comme une possibilité pour l’Algérie et le Soudan d’envisager la saisine du Conseil de sécurité. «Jamais M. Medelci n’a déclaré cela !» a insisté M. Nedjib. Ces consultations entre le chef de la diplomatie algérienne et Djallel Youcef El Dakkir, ministre de l’Industrie et émissaire spécial du président soudanais Omar el-Béchir, ont porté sur «l’initiative envisagée par le Conseil pour la paix et la sécurité de l’UA de saisir le Conseil de sécurité en vertu de l’article 16 du statut de la CPI qui prévoit une procédure de gel de l’initiative du procureur de la CPI», a précisé la même source. Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, avait demandé en juillet aux juges de la Cour d’émettre un mandat d’arrêt contre le président soudanais pour génocide au Darfour, province de l’Ouest du Soudan, en proie à la guerre civile depuis 2003, accusation rejetée par Khartoum. Le 8 septembre, le chef de l’Etat tanzanien, Jakaya Kikwete, avait annoncé que l’UA dont il est le président en exercice allait demander à l’ONU de différer de possibles poursuites contre le président Omar el-Béchir. «Les concertations entre Medelci et El-Dakkir ont également porté sur l’initiative de la Ligue arabe, amorcée à l’occasion de son dernier Conseil des ministres, d’engager des conférences sur le conflit au Darfour», a ajouté M. Nedjib.   Amine B. / Agences
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