Le Musée de la miniature, de l'enluminure et de la calligraphie s'apprête à accueillir le Festival international de la calligraphie. Quelque 20 pays prendront part à cette manifestation qui s'étalera du 29 mai au 7 juin prochain dans le palais Mustapha Pacha, transformé en musée depuis 2007, à l'occasion de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe». Soit. Plusieurs délégations donc fouleront une partie du circuit de la Basse Casbah pour visiter l'art de la facture délicate dans cet édifice éponyme, dont les abords offrent, le moins qu'on puise dire, un décor des plus inhospitaliers : gravats et tas d'ordures jonchent les ruelles immédiates du palais qui date de la fin du XVIIIe siècle.
Il serait aisé de pointer du doigt et remettre en cause la mission qui incombe aux services de Netcom qui multiplient les rotations pour rendre plus ou moins propres les lieux. Mais des tas d'immondices jaillissent toujours et plus encore dans nos rues de jour comme de nuit. Le premier responsable de l'institution muséale, Mustapha Belkahla, ne sait plus à quel saint se vouer ni à quelle porte frapper, tant il n'a de cesse de saisir, les autorités locales (APC et wilaya) pour débarrasser le plancher des ballots d'ordures domestiques qui ternissent l'image de l'édifice, non sans incommoder les visiteurs, surtout à l'approche d'un événement culturel.
Ce paysage repoussant, planté à l'angle des ex-rues de l'Intendance et Bruce, fait fuir, il va sans dire, le quidam tant l'insalubrité est maître des lieux. Des lieux qui, autrefois fleuraient bon, se rappellent les vieux Casbadjis.
L'APC de La Casbah, elle, ne juge pas utile d'intervenir. Plus, elle fait la sourde oreille, a fortiori lorsqu'elle est gérée par un administrateur, depuis la supposée démission du maire FLN, dont la gestion fut contestée longuement par ses pairs. Il est vrai que le geste écocitoyen fait défaut chez les administrés, mais la puissance publique serait-elle si insensible à ce patrimoine immobilier ' un joyau, pourtant, classé et intégré dans le plan permanent de sauvegarde de La Casbah '
Au même titre d'ailleurs que d'autres édifices, à l'image de Dar Aziza, Dar El Cadi, Dar Ahmed Bey et le palais Hassan Pacha (sans oublier le Café des sports dont il ne reste que des vestiges) qui essaiment le parcours que la main de l'homme semble maudire. Jusqu'à quand devrions-nous cacher ce spectacle hideux aux touristes que nous invitons de tous nos v'ux à arpenter notre histoire. Ces convives qui ne peuvent pas relever ce honteux désagrément que nous autres faisons subir à notre mémoire. A notre cité qui s'apprête à célébrer le cinquantenaire de l'Indépendance.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Tchoubane
Source : www.elwatan.com