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Instantané : tous les chemins mènent-ils à Rome ' Alger : les autres articles



Le Colisée, monument vieux de 2000 ans est enfin protégé, rapportent les agences de presse. Depuis 4h30 samedi, il n'est plus possible pour les voitures, camions et autres deux-roues d'emprunter le dernier tronçon de l'avenue des Forums impériaux, qui relie la place de Venise au célèbre amphithéâtre romain. Rome a fêté l'arrêt de la circulation routière sur la principale voie d'accès au Colisée avec une «nuit blanche», signale une chaîne d'information en continu.L'objectif est de protéger ce monument-symbole de la capitale italienne noirci par la pollution et en piteux état. «C'est le début d'un rêve, une grande révolution pour notre ville», a déclaré le nouveau maire de Rome, Ignazio Marino. A terme, il souhaiterait rendre l'avenue en question entièrement piétonne, rapporte-t-on encore.
Cette information venue d'Italie nous amène à nous interroger sur la situation des monuments de ce côté-ci de la Méditerranée.
En dehors de la décision récente de classer quatorze nouveaux sites, rien n'indique que les autorités prennent vraiment au sérieux ce patrimoine en péril.
La Grande-Poste, qui devait figurer sur la liste, est délaissée. L'édifice, dont une partie a été ravagée (le mot n'est guère fort) par un incendie, n'est toujours pas «retapé».Les arabesques, visibles à l'intérieur de l'édifice, sont altérées par la moisissure. La situation dans les couloirs de la construction néomauresque, survivance de la politique «indigénophile» de Charles Jonnart, gouverneur français, serait, visiblement, plus affligeante.
La mosquée Ketchaoua, a été récupérée par le ministère des Affaires religieuses, en dépit des cris d'orfraie poussés par les gens de la culture, mais l'ouverture de l'édifice aux fidèles n'est pas pour demain.
Toujours à la Basse-Casbah, la mosquée Ali Betchin, concernée par une opération de réhabilitation, toujours en cours, est agressée en permanence.
Un marché construit en tôle au lieudit Zoudj Ayoun, a été aménagé à proximité de l'édifice religieux. Son démantèlement s'impose. D'autres monuments, pas toujours connus de l'Algérois lambda, sont tout aussi délaissés.
Il serait fastidieux de parler de tous ces monuments de La Casbah et du «fahs», abandonnés ou maladroitement réhabilités.
Le ministère de la Culture et les associations, nombreuses, qui parlent de protéger le patrimoine matériel, doivent prendre exemple sur les autres. Mais les routes mènent-t-elles toujours à Rome '
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