Faut-il qu'il y ait mort d'homme pour que l'on daigne prendre des mesures ' Cette perception des choses est, sans équivoque aucune, le propre de nos responsables, qui n'anticipent jamais les événements, sinon rarement. Non pas parce qu'ils sont submergés par le volume de travail qu'implique la gestion des affaires courantes de la cité, mais parce qu'ils sont animés d'un esprit de négligence profondément ancré dans leur imaginaire. Prenons, à titre d'exemple, le phénomène des inondations qui, ces dernières années, tend à prendre un caractère répétitif. A chaque saison hivernale, certaines localités de la capitale subissent systématiquement ces inondations, à l'instar de Bab Ezzouar, El Hamiz, Bordj El Kiffan et Bordj El Bahri.
En dépit du risque avéré qu'encourent les habitants de ces localités, aucune mesure d'urgence n'est prise par les pouvoirs publics pour minimiser les dégâts provoqués par les eaux de pluie. Des mesures à long terme devant régler le problème des inondations ont été certes prises par les pouvoirs publics, mais en attendant leur mise en application les habitants de ces communes continuent de subir les conséquences des eaux en furie, qui, dans leur déferlante, n'épargnent ni habitations ni commerces.
Dans cet intervalle de temps passé à vide tel un angle mort d'un miroir, les inondations n'ont jamais cessé. Il convient, pour plus de considération pour ce citoyen que l'on méprise, de lui assurer un minimum de sécurité, et ce, en attendant les grands travaux qui d'ordinaire mettent plusieurs années pour être conclus. Cette situation revient à dire que dans la hâte, les pouvoirs publics lâchent du lest pour seulement calmer la fièvre ardente des revendications, aussitôt celles-ci satisfaites par seulement des promesses, ils peuvent s'assurer du silence de la population pour un temps, et ces responsables reviennent ainsi à leur train- train quotidien, loin du tumulte des réclamations et des reproches.
A partir de cet instant, il n'est plus possible de revendiquer quoi que ce soit. «le problème de votre quartier est pris en charge dans le cadre du'», telle est la réponse stéréotypée que les habitants de ces quartiers vulnérables reçoivent de la part des responsables. En attendant l'application sur le terrain du programme, les inondations peuvent sévir pendant longtemps.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saci Kheireddine
Source : www.elwatan.com