Alors que les candidats de partis et les indépendants mettent les bouchées doubles, dans la dernière ligne droite, avant le jour «J» du scrutin, les électeurs affichent une désaffection criante. Il serait tout de même étonnant que le doyen des partis politiques et celui qui est... né grand ne ratissent pas large lors de ces locales dont la campagne morose et l'anarchie dans l'affichage ont vu certains partisans de différentes formations briguant des sièges dans la commune d'Alger-Centre se crêper le chignon. Des tractations en coulisses ont eu lieu aussi entre partis dits «dinosaures» dans le but de s'adjuger des places, soit dans l'exécutif de commune ou de wilaya. Grand bien leur fasse.
Les élus seront plus ou moins souverains dans les décisions qu'ils auront à prendre en plénière, selon les codes communal et de wilaya amendés. Qu'à cela ne tienne. Ils se sont relayés dans les communes pour convaincre les administrés du bien-fondé de leurs slogans et de prétendus «programmes». «Plus rien se sera comme avant», «La responsabilité est une charge et non un privilège», «nous serons au service du citoyen», «Nos candidats sont probes et honnêtes». Des formules lapidaires que les chefs de parti et têtes de liste se sont exercés à lancer lors des meetings et autres visites de proximité devant des jeunes faisant montre de désintérêt et de moue désabusée.
Les candidats n'ont eu de cesse d'appeler de leurs v'ux les électeurs, d'agiter l'épouvantail de la politique de la chaise vide, d'aller voter massivement et il va sans dire, leur donner leur voix pour une bonne gouvernance. Les nouveaux élus promettent de réaliser des choses sur lesquelles leurs prédécesseurs ont failli ou buté alors que d'autres élus sortants croient à leur bonne étoile. Des commis de l'Etat sortants qui tentent de rempiler, faisant asseoir leur argument davantage sur le capital expérience accumulé lors de la précédente mandature que sur la gestion intelligente des affaires de la cité.
Sans prétendre jouer le rabat-joie, il n'est pas aisé de prendre des promesses pour argent comptant, surtout que des communes brouillonnes peinent à organiser le service public, celui de l'état civil, en l'occurrence. En tout cas, les premiers magistrats de commune et leurs équipes n'auront pas moins la lourde charge de gérer les préoccupations quotidiennes des citoyens. Des questions aussi récurrentes que lancinantes, telles que la salubrité publique, l'informel, la gestion des parkings sauvages, le logement, embellissement du cadre urbain, efficacité du service public, etc., mettront à l'épreuve des élus fais émoulus qui découdront avant tout, avec un code communal dont les prérogatives sont bel et bien limitées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Tchoubane
Source : www.elwatan.com