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Instantané : Casbah, l'envers d'un patrimoine Alger : les autres articles



Instantané : Casbah, l'envers d'un patrimoine Alger : les autres articles
Casbah : âme et architecture», tel est l'intitulé de la conférence animée dernièrement, au Palais des Raïs, par Lahbib Lamouri Boulemfaâ, architecte et professeur à l'université de Soumaâ. Un thème fort intéressant qui nous sort un tant soit peu des redondantes questions liées au patrimoine séculaire de l'antique médina, dans ses mutiples volets historico-culturels que sont l'état de décrépitude de la médina et la restauration de son bâti, les figures ayant traversé les âges depuis Bologhine Menad Ibn Ziri jusqu'au délitement ou l'état des lieux et la perspective de la réhabilitation du patrimoine en passant par les dynasties almoravide et almohade, le siège du penon par les Espagnols au XVIe siècle, le séisme de 1716 à l'époque de la régence d'Alger dépendant de la Sublime porte, le pillage du trésor lors de l'invasion coloniale française par de Bourmont, les hauts faits d'armes ayant marqué la guerre de Libération nationale et autres réminiscences volées au détour de qaâdate ici et là.
Les présents à cette rencontre s'attendaient à des débats autour des thèmes sus-évoqués. Mais le conférencier a jugé bon, à partir de son corpus D'Alger et d'ailleurs paru aux éditions Dalimen, à mettre en évidence un chapitre jamais mis en lumière, voire jeter un pavé dans la mare. Il s'est attelé, le long de la conférence, à éclairer l'assistance sur une étude qui, bien qu'elle se prête à une quelconque controverse dès lors qu'elle ne fait pas consensus, ne suscite pas moins l'intérêt. En résumé, la réflexion saillante de l'animateur polarisait autour de «l'architecture de la médina et ses modules en relation avec la dimension sacrée».
En somme, tenait à disserter le conférencier, l'âme de La Casbah est bien présente et son archirecture est le miroir de son âme. «Colonnes, patio, beyt, voûtes revêtues de faiences», autant d'éléments architectoniques qui confèrent une signification qui invite à la méditation. On peut accorder un crédit à la réflexion de l'auteur comme on peut ne pas y adhérer en émettant des réserves, voire des critiques. Mais le comble est que quelques troublions parmi les invités dont des présidents d'association ont fait acte de présence avant de quitter la salle au bout de dix minutes, grommelant sans même prendre la peine d'écouter l'essentiel pour pouvoir enrichir les débats qui ont suivi la conférence. Mais «la critique est aisée, et l'art est difficile», pour reprendre Philippe Destouches.
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