
Les représentants du comité de solidarité ont interpellé les autorités locales, le wali de Béjaïa et le président de l'APW, mais également les représentants de partis politiques pour s'impliquer dans le règlement d'un conflit qui perdure et qui risque de compromettre la carrière du personnel.Le comité de solidarité avec les travailleurs a remis sur le tapis l'affaire de Batigec Béjaïa. Une entreprise publique spécialisée dans la construction, dont le sort inquiète sérieusement les animateurs du comité de solidarité. D'où l'organisation, hier matin, d'un rassemblement devant le siège de la wilaya. Une cinquantaine de manifestants a répondu à l'appel du comité. Parmi eux, les représentants de partis politiques (MDS, PST, FFS...), la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (aile de Me Zehouane), le syndicat de l'éducation CLA, le président de l'APW de Béjaïa et des députés FFS. Un meeting a été ensuite improvisé où les intervenants ont eu à dénoncer énergiquement les licenciements, jugés abusifs, des 140 travailleurs de Batigec. Quid de cette affaire ' Dans une déclaration rendue publique avant-hier, les représentants du comité de solidarité ont interpellé les autorités locales, le wali de Béjaïa et le président de l'APW, mais également les représentants de partis politiques pour s'impliquer dans le règlement d'un conflit qui perdure et qui risque de compromettre la carrière du personnel. Aussi, les membres du comité ont exigé la réintégration des travailleurs de l'entreprise ; le paiement des créances détenues par Batigec auprès de la wilaya de Béjaïa, on parle de 30 milliards de centimes ; la "permanisation" des travailleurs recrutés dans le cadre des dispositifs de l'emploi des jeunes, d'où l'usage du qualificatif d'employés précaires ; et en dernier, "l'arrêt du processus de désindustrialisation" qui touche, selon eux, toute la wilaya. S'agissant de Batigec, "en dépit de la disponibilité des travailleurs pour un dialogue sérieux et responsable", la rencontre qui les a réunis le 19 février dernier avec la direction générale de l'entreprise n'a été qu'une occasion pour cette dernière de "proférer des menaces" à leur encontre et la décision de fermer l'entreprise. La raison invoquée, selon la déclaration du comité de solidarité avec les travailleurs : ce sont les autorités de wilaya qui ne se sont pas acquittées de leurs dettes. Pourquoi les travailleurs paieraient-ils pour cela ' En quoi sont-ils concernés dans le non-paiement des dettes des collectivités locales ' Pour eux, l'attitude de la direction de l'entreprise "est inquiétante et cède la place à l'indignation". De son côté, la fédération de Béjaïa du Mouvement démocratique et social (MDS) a, par le biais d'une déclaration, tenu à dénoncer la "situation inédite" qui perdure depuis des années au sein de cette entreprise. "Nous appelons les pouvoirs publics à la réintégration des travailleurs de Batigec et au paiement des créances détenues auprès de la wilaya afin de trouver les moyens adéquats pour préserver l'entreprise", a-t-on écrit. Fragilisés par la situation qui prévaut au sein de leur entreprise, les employés de Batigec ont entrepris plusieurs actions de protestation pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur leur sort, en vain, d'où cette nouvelle mobilisation.M. O. et H. Kabir
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : OUYOUGOUTE Moussa
Source : www.liberte-algerie.com