Alger - Revue de Presse

Inondations au sud du pays Béchar et Naâma en vigilance rouge



Publié le 12.09.2024 dans le Quotidien l’Expression

Les quantités de pluies peuvent atteindre ou dépasser localement 70 mm.
L’orage n’est pas encore passé ! Béchar et Naâma sont placées, depuis hier, en vigilance rouge, selon un bulletin météorologique spécial (BMS) émis par l’Office national de la météorologie. Les quantités de pluies peuvent atteindre ou dépasser localement les 70 mm, selon les services météorologiques. Le BMS en question concernera les wilayas de Béchar et de Naâma, avec des quantités de pluies estimées entre 30 et 50 mm pouvant atteindre ou dépasser localement 70 mm, et ce de mercredi à 12h00 à jeudi à 9h00, précise la même source. Un autre BMS a placé cinq autres wilayas à savoir El Bayadh, Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Saïda en vigilance orange. Des averses parfois orageuses, accompagnées localement de chutes de grêle vont affecter mercredi et jeudi plusieurs wilayas de l’ouest et du sud du pays, indique le BMS. Ces pluies, avec des rafales de vent sous orages, affecteront, également, les wilayas d’El Bayadh, Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Saïda, de mercredi à 12h00 à jeudi 6h00, avec des quantités estimées entre 20 et 40 mm, durant la validité de ce bulletin. L’alerte a été aussitôt donnée par la Protection civile, invitant les populations à l’extrême vigilance.
L’anticipation est le maître-mot au sein de ce corps constitué dont les opérations d’intervention ont permis de sauver plusieurs dizaines de vies, lors des dernières inondations ayant frappé de nombreuses wilayas du Grand-Sud, comme Béchar. «La Protection civile intervient désormais par anticipation, sur la base d’alerte BMS, pour la prise en charge des préoccupations et des dégâts dans les zones dites inondables, suite à une prompte évaluation afin d’apporter des réponses aux doléances exprimées ici et là comme c’était le cas à Béchar», explique le colonel Farouk Achour, inspecteur à la direction générale de la Protection civile. Selon ses explications où il intervenait sur les ondes de la Radio nationale, la Dgpc dispose d’une carte des risques majeurs ayant beaucoup aidé les services de secours à mieux gérer la situation dans les localités endommagées où les crues ont fait des dégâts et coupé la ville en deux». «Le Swac (dispositif d’accompagnement des citoyens, Ndlr) qui permet non seulement d’intervenir dans chaque wilaya mais à chaque commune, a fortement contribué, à la gestion des risques encourus à Béchar ». Il a permis, dit-il, « d’informer les décideurs à prendre certaines mesures grâce auxquelles les services de la Protection civile ont pu éviter des impondérables », « apporter les bonnes réponses depuis le BMS » et «mieux aider à diriger les opérations d’intervention et les moyens qui vont avec». Toujours selon Farouk Achour, à ce corps constitué de former les éléments de la PC sur l’ensemble des risques majeurs en vue de maîtriser la gestion des risques, entre autres, d’inondations. «Un suivi rigoureux est en cours pour la réactualisation, ce qui permet de prendre des mesures par anticipation à l’effet de diriger avec efficacité les moyens lors des opérations de sauvetage et de soutien des personnes en danger, notamment des familles vulnérables», explique le colonel.
Dans ce sillage, il y a lieu de revenir sur les plates-formes technologiques uniques dont la plate-forme «Ayna» développée par les ingénieurs de la Protection civile. Il s’agit d’un outil très précis, qui couvre les 58 wilayas du pays. Ayna permet de recueillir et de surveiller les situations d’urgence, à travers l’exploitation des informations en temps réel. Tel que nous l’avions constaté de visu, le siège de la DG dispose d’une immense salle dotée de plusieurs outils de pointe dont la fameuse plate-forme. Un grand écran est mis à la disposition des décideurs de la Dgpc, et Ayna affiche en temps réel, les différents types d’intervention en cours. La plateforme permet de faire un zoom sur les détails des opérations engagées sur le terrain. Toutes les informations nécessaires, dont le nombre de secouristes sur place, la nature de l’intervention (accidents de la circulation, inondations, etc.) sont affichées en temps réel. Pour en arriver là, la Dgpc a procédé à la formation de ses équipes d’intervention qui se charge de la collecte et de la transmission des informations possibles dès leur arrivée sur les lieux. Il existe un autre outil, lequel est beaucoup plus performant. Il s’agit d’un logiciel dédié aux interventions spéciales dites Nrbc (nucléaire, radiologique, biologique ou chimique). C’est l’autre arme efficace de la Protection civile. En cas de catastrophe, il permet d’avoir une estimation très précise sur la distance et le temps de propagation de la substance, et permet donc de déterminer avec précision le temps d’évacuation de la population, afin d’éviter le pire.
Mohamed AMROUNI


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