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INDUSTRIE DE L'IMPRESSION ET DE L'EMBALLAGE Le marché local algérien reste à valoriser



Le marché algérien de l'impression et de l'emballage, tourné vers l'off-shore, reste cependant à valoriser au niveau local.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Des représentants d'une dizaine de sociétés allemandes leaders dans le domaine de l'impression et de l'emballage ont animé, hier, à l'hôtel Sheraton- Club-des-Pins à Alger une conférence consacrée aux technologies nouvelles et applications innovantes dans leur domaine. Organisée à l'initiative de la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie (AHKAlgérie) et de la firme allemande PrintPromotion, cette manifestation précède de quelques mois l'édition 2012 du Salon international Drupa. Consacré à l'imprimerie, la publicité et la transformation, ce salon se déroulera à Düsseldorf, en Allemagne, du 3 au 16 mai 2012, la participation algérienne étant attendue de nouveau. Et cela, dans un contexte où l'industrie de l'impression et de l'emballage est menacée par la concurrence de l'Internet, du mobile et autres médias électroniques et numériques. Cela même si le représentant de PrintPromotion, Roger Starke, estime qu'«il ne faut pas avoir peur» d'autant que cette industrie peut s'adapter, développer nombre d'applications numériques, sur Smartphones par exemple, et répondre encore à la demande, de même que l'offset «continuera d'exister». Comme cette industrie dispose d'un important potentiel de développement en Asie, dans les pays émergents. Et notamment en Algérie qui «n'est pas encore (présente) sur le marché numérique», relève le manager de l'agence de marketing et consulting Blue Corp, Mohamed Yacine. En attendant une évaluation davantage affinée, le marché algérien est prometteur, relève-t-on lors de cette conférence. Ainsi, l'on compte quelque 500 opérateurs expérimentés, activant notamment dans l'impression, la fourniture d'équipements et matières premières, outre la présence d'importants annonceurs. Toutefois, un marché encore tourné vers l'offshore avec 50% des acteurs et producteurs nationaux, notamment dans l'agroalimentaire, qui s'approvisionnent en équipements et technologies à l'étranger. Ainsi, la facturation d'importation a atteint en 2009 le montant de 190 millions d'euros dont 131, 9 millions d'euros en machines et emballages et 58,1 millions d'euros en technologies. Un marché dominé par les fournisseurs chinois et européens, la tendance s'inversant vers l'Allemagne, et marqué parfois par la mauvaise qualité des produits et équipements importés. Or, l'inshore ou le local reste à développer, en termes de ciblage de produits et supports, intégration des nouvelles technologies, investissements dans les créneaux porteurs et émergents des télécoms, des médias et magazines spécialisés, l'immobilier. Mais aussi en termes de mise à niveau, valorisation de l'ingénierie et des fournisseurs et équipementiers locaux, davantage de spécialisation, de dynamique commerciale et satisfaction optimale de la demande, ainsi que le transfert de savoir-faire, l'accompagnement de l'amont et de l'aval industriels, la dispense d'une formation continue, grâce aux partenaires étrangers notamment allemands.
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