Alger

Industrie automobile / Négociations avec Renault Un accord est imminent



Annonce - «La négociation a très largement avancée. Aujourd'hui, nous sommes sur le point d'arriver à un accord», a déclaré, ce matin, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements.
M. Benmeradi a annoncé que les autorités algériennes et le constructeur Renault sont «proches d'un accord», mais il a refusé de fixer une échéance tant que celui-ci n'a pas été signé. «Peut être, mais je pense qu'effectivement nous sommes proches d'un accord», a répondu le ministre à la question de savoir si cet accord sera signé avant la fin de l'année.
«Aujourd'hui, nous avons une vision de ce que sera ce partenariat», a-t-il dit. M. Benmeradi a affirmé que les négociations ont mieux avancé avec le constructeur français Renault qu'avec l'allemand Volkswagen.
Avec ce dernier constructeur, a-t-il expliqué, deux réunions ont été tenues. «Nous avons remis une fiche technique, pour expliquer comment on concevait ce projet. Il y a une première réaction lors d'une réunion qui s'est tenue en Allemagne il y a deux mois. Le constructeur a demandé deux à trois mois pour répondre. Nous sommes dans l'attente d'une réponse sur le principe même, pour ensuite engager une discussion technique», a-t-il précisé.
Le ministre, qui intervenait sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, a également annoncé qu'une délégation de Renault sera à Alger «dans les prochaines semaines» pour rencontrer une soixantaine de sous-traitants, issus du secteur public et privé, qui ont été identifiés par son département. «Après un programme de mise à niveau, ils sont susceptibles d'entrer dans le cadre de ce projet, qui est très intéressant pour nous car il va permettre de développer une filière qui n'existe pas en Algérie.» M. Benmeradi a rappelé que le projet de l'usine de construction automobile avec Renault s'inscrit dans le cadre de la législation algérienne, à savoir la règle 51/49. «49% seront détenus par Renault, et 51% seront détenus sous une forme qui n'a pas encore été arrêtée du côté algérien», a-t-il précisé.
C'est une usine qui est appelée à produire 75 000 véhicules dans une première étape et 150 000 dans une deuxième étape, a-t-il rappelé. «Sur le plan technologique, la conception du projet a été arrêtée. Nous savons que fondamentalement, dans une première étape, le taux d'intégration sera de 20 à 25% mais il peut atteindre 60% lorsque nous intégrerons les pneumatiques, le vitrage. Car, dès le départ, certaines carrosseries seront produites en Algérie», a encore expliqué le ministre. Sur un autre plan, et au sujet de l'importation de la friperie, M. Benmeradi a affirmé que «la position du gouvernement n'a pas changé». «Aujourd'hui, le gouvernement a reposé la problématique de la cession du logement social-participatif pour ne pas encourager la spéculation.
Et c'est pareil pour la friperie, non seulement pour des raisons de protection de la production nationale, mais aussi un problème de santé publique. Donc c'est la position du gouvernement, et elle n'a pas changé. Le gouvernement est toujours contre ce dispositif. Mais le Parlement est souverain. Nous reviendrons à la charge pour demander le retrait de cette mesure», a-t-il souligné.
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