Après de longues discussions et échanges de points de vue et de plans entre les responsables algériens et français pour la création d'une usine Renault en Algérie, voilà qu'un article du site d'informations économiques La Tribune.fr évoque une possible entrée de l'Algérie au capital de l'autre constructeur automobile français, à savoir, PSA Peugeot. "L'idée d'une participation algérienne au capital du constructeur français commence à faire son chemin". "Le sujet a été évoqué lors de la visite de l'envoyé spécial du président François Hollande pour les relations économiques entre les deux pays, Jean-Pierre Raffarin, lors de sa visite à Alger fin novembre", écrit le quotidien en ligne qui cite une source diplomatique. Et ce sujet serait certainement à l'ordre du jour, lors de la prochaine visite en Algérie de M. François Hollande, qui sera accompagné d'une importante délégation de ministres et d'hommes d'affaires français. La visite est rappelons-le programmée pour les 19 et 20 décembre prochains. Il faut souligner qu'au moment ou PSA voit s'accumuler les difficultés en France, les ventes explosent en Algérie. En l'espace de dix mois seulement, Peugeot a réussi à écouler sur le marché algérien quelque 54 500 véhicules, soit une hausse de 93 % par rapport à la même période de 2011. Pour rappel, le groupe a perdu 200 millions d'euros en cash, par mois, entre l'été 2011 et l'été 2012, à la faveur d'une chute des ventes de voitures en Europe du Sud, et peine à financer sa stratégie de développement international et de montée en gamme. Sur un autre registre, il est utile de rappeler qu'au mois de juillet dernier le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement a indiqué que les niveaux d'intégration des véhicules particuliers prévus dans le nouveau projet avec Renault devraient ainsi atteindre 60%, au moins, à terme. Aujourd'hui, plus de 400.000 véhicules de différentes marques sont importées, sans aucune contrepartie et l'Algérie débourse plus de 4 milliards de dollars/an. Donc, le marché est là et il devient nécessaire et urgent de le satisfaire par une production nationale de marque qui pourrait permettre un début de réduction de la facture des importations, mais aussi assurer la création de 15.000 à 20.000 emplois en amont et en aval du projet véhicules particuliers. Les discussions menées depuis 15 mois avec Renault ont permis de dégager un premier accord en mai 2012. Soulignons enfin que la création de la nouvelle société en partenariat avec Renault s'effectuera sur la règle des 51-49%
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Said Ben
Source : www.lemaghrebdz.com