Alger - Revue de Presse

Incidents de la Cité universitaire de filles Haï Badr



Trois mandats de dépôt et 11 citations directes Suite aux incidents de dimanche passé, 3 étudiants affiliés à l’UNEA, qui avaient investi la cité Haï El-Badr et agressé le directeur et des pensionnaires, ont été mis hier sous mandat de dépôt alors que 11 de leurs camarades ont reçu des citations directes pour le procès qui se tiendra aujourd’hui. Pour rappel, leurs précédentes décentes n’ayant pas abouti à faire plier la direction de la cité universitaire de Haï El-Badr, un commando de 14 étudiants étrangers à cette enceinte et se revendiquant de l’Union nationale des étudiants algériens a essayé, ce dimanche, de dicter sa loi à l’Administration. Devant le refus de celle-ci d’abdiquer, les intrus s’en sont pris au directeur de l’établissement ainsi qu’à des pensionnaires dont ils ont blessé, plus ou moins sérieusement, plusieurs. Sur réquisition du wali d’Oran, les forces de l’ordre ont investi alors les lieux et interpellé plusieurs assaillants. Selon des sources concordantes, entendus et présentés hier devant le magistrat instructeur, 3 membres du commando, accusés d’outrage à corps constitué, ont été placés sous mandat de dépôt alors que 11 de leurs camarades, dont 6 filles, ont reçu des citations à comparaître directes. D’autre part, toujours dans le cadre de cette affaire, 2 autres étudiants impliqués dans cet incident doivent être réentendus pour complément d’enquête par les services de police chargés de cette affaire. De source sûre, on apprend que le procès des 3 étudiants écroués et des 11 autres qui ont reçu des citations directes se tiendra aujourd’hui. Selon des pensionnaires, ce n’est pas la première fois que les représentants de l’UNEA essayent de forcer la main à l’administration pour l’amener à accepter l’installation de leur représentation à l’intérieur de cette cité alors qu’un comité de cité y active déjà. Vingt-quatre heures après les derniers incidents, les pensionnaires de Haï El-Badr étaient encore sous le choc des incidents qui avaient failli provoquer l’irréparable. Selon l’une d’elles, une étudiante qui nous a montré une blessure légère au bras droit qu’elle impute aux éléments de l’UNEA, «Dimanche, aux environs de 11 h 30, un groupe d’étrangers à notre résidence s’est introduit de force dans notre cité. Informé de cette intrusion, le directeur a tenté de les raisonner et de leur faire comprendre que les pensionnaires étaient suffisamment représentées par deux autres organisations et par le comité de cité et qu’elles ne voulaient pas d’eux. C’était peine perdue puisque ces intrus l’ont insulté et agressé au moyen d’une bombe à gaz lacrymogène et à coups de poing. Certains des intrus, portaient des couteaux et d’autres des bombes lacrymogènes. Suite à notre ferme opposition à leur présence et afin d’éviter que l’incident ne dégénère, les forces de l’ordre sont entrées dans la cité et fait sortir les assaillants dont elles ont appréhendé certains. « Au cours de leur intrusion musclée, les éléments de l’UNEA ont, selon des étudiantes qui désirent garder l’anonymat, agressé des étudiantes, le directeur, fracturé la porte d’entrée, brisé plusieurs vitres et saccagé du mobilier. Pour justifier leur action punitive, apprend-on de même source, les intrus ont avancé leur désir d’assainir la cité Haï El-Badr des maux sociaux. Leur procès devant avoir lieu aujourd’hui, nous y reviendrons dans notre prochaine édition. M.N. et H.Y.
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