
Le développement et le redéploiement territorial passe logiquement par une offre consistance du foncier pour l'investissement et son amélioration. Dans ce contexte, il est relevé un peu partout que le programme de réhabilitation et de réalisation de zones industrielles et d'activités accuse des retards considérables et se fait attendre notamment le long des axes routiers et ferroviaires comme l'avait annoncé le plan d'action du gouvernement. Il semblerait que certains walis malgré les instructions fermes du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales hésitent à mener la lutte contre les formes de spéculations du foncier industriel malgré qu'ils aient sous la main tous les instruments juridiques et pénaux à appliquer en la matière. Ces mêmes zones industrielles et d'activités sont gérées financièrement, administrativement et techniquement à partir d'Alger au lieu d'être à l'indicatif des walis afin d'éviter bureaucratie et chevauchement des prérogatives et par conséquent les obstacles et les retards. Faire le maximum pour faciliter l'accès à l'investissement, c'est tout d'abord assainir le climat des affaires et créer les conditions d'attractivité de cet investissement sur le plan de la modernisation de l'outil de production et de développement de la qualité des produits et des prestations, l'intégration dans une démarche de responsabilité sociale visant à préserver l'emploi en place et à créer de nouveaux postes de travail. Ces opérations doivent être menées avec toutes les garanties nécessaires quant au respect des engagements en matière de développement et d'emploi. En effet, la construction d'une économie émergente tel que visée par le gouvernement requiert la mobilisation de l'ensemble des conditions aptes à permettre au secteur industriel de contribuer avec efficacité à cet objectif. Sa contribution à l'amélioration de la satisfaction des besoins de la population et à l'insertion de l'économie nationale dans l'économie mondiale appelle au nécessaire accroissement de sa productivité et de sa compétitivité. Ceci commande de recourir de plus en plus à la recherche de partenariats avec des leaders mondiaux maîtrisant les technologies et des compétences avérées dans les domaines du management et du marketing, l'exploitation des ressources du pays et la création d'emplois au profit de la main-d'?uvre locale. Dans cette voie, le cadre de la législation en vigueur doit être réaménagé à travers l'allégement des procédures y afférentes, le renforcement des capacités de gestion et de suivi des investissements de l'Agence nationale de développement de l'investissement (ANDI). Par ailleurs, dans un cadre de préservation continue des équilibres de la balance de paiement du pays, le mieux et de favoriser et d'encourager les investissements ou le partenariat étrangers capables de développer les exportations hors du secteur des hydrocarbures. Dans cette perspective, il s'agit en particulier, de développer les activités industrielles et l'innovation qui sont le socle indispensable d'un développement solide et durable. A partir des bases qui ont été jetées par le gouvernement pour faire face à la crise économique et financière difficile que traverse le pays en raison de la persistance de la chute des prix du baril de pétrole, l'heure est, aujourd'hui, venue pour impulser une politique industrielle ambitieuse et dynamique. Dans ce cadre, l'Etat devra mettre en ?uvre les moyens de toute nature, propres à susciter et à soutenir une expansion industrielle capable d'offrir des avantages comparatifs, à partir des atouts qui sont, notamment les richesses naturelles, l'expérience accumulée dans plusieurs branches industrielles et les caractéristiques de la ressource humaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B C
Source : www.lemaghrebdz.com