Le président de la République a déclaré, lundi, lors du Conseil des ministres, que les programmes scolaires ne seront pas révisés, pour ne pas perturber les élèves. Les syndicats estiment que l'on ne peut pas, certes, toucher aux programmes cette année. Cependant, ils jugent que ce projet est une nécessité. D'autant que, soulignent-ils, «on ne peut pas parler d'allégement du cartable sans la révision des programmes scolaires».Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le président de la République parle de la nécessité d'alléger le cartable scolaire, depuis sa campagne présidentielle. Une fois élu, le projet reste toujours d'actualité. Pourtant, lors du Conseil des ministres de lundi dernier, Tebboune a annoncé qu'il n'y aura pas de révision des programmes. Une mesure, justifie-t-il, qui risque de perturber les élèves. Pourtant, selon les syndicats, le projet d'allégement du cartable reste justement tributaire du projet de la révision des programmes. Certes, attestent-ils, on ne peut pas toucher aux programmes en milieu de l'année scolaire, mais ce projet reste une nécessité, selon eux. « Celui qui vous dit qu'il faut réviser les programmes scolaires cette année n'a rien compris à la pédagogie, car nous ne pouvons pas toucher aux programmes pendant l'année scolaire, cela doit se faire à moyen ou à long terme, tout comme le projet de la révision du bac», a déclaré Meziane Meriane, coordinateur du Snapest.
Cependant, dit-il, «si le Président ne veut pas que l'on touche aux programmes scolaires, il va faire quoi alors ' Nous ne pouvons pas entamer une réforme sans la révision des programmes, comme nous ne pouvons pas parler d'alléger le cartable sans la suppression de certaines matières, si comme s'il nous dit nous allons tailler l'arbre sans couper les branches ». Le secrétaire général du Satef estime également que le problème d'allégement du cartable scolaire ne pourra pas être réglé sans la révision du contenu des programmes et du rythme scolaire. «Les livres scolaires sont trop lourds et les élèves subissent plusieurs matières inutiles, c'est une contradiction de parler d'allégement du cartable et de ne pas réviser les programmes, le Président doit nous expliquer ce qu'il veut !», dit le syndicaliste. Par ailleurs, les syndicats s'interrogent toujours sur le mutisme du premier responsable du secteur de l'éducation. Les seules déclarations sur l'école émanent, en effet, du premier responsable du pays.
Depuis sa nomination, Mohamed Ouadjaout, dont le secteur est en ébullition, n'a fait aucune déclaration publique ni annoncé de mesures, ne serait-ce que par rapport au mouvement de grève dans le primaire. «Les chances de voir aboutir un projet de changement pour l'école sont très faibles, voire impossibles», regrettent les partenaires sociaux.
S. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salima Akkouche
Source : www.lesoirdalgerie.com