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imposante exposition sur le CamerounFestival International de la Bande Dessinée à Alger



imposante exposition sur le CamerounFestival International de la Bande Dessinée à Alger
Le Cameroun, invité d'honneur de la 6e édition du Festival international de la bande dessiné d'Alger, propose une exposition intitulée «La bande dessinée au Cameroun à 360°».Cette imposante exposition de bande dessinée camerounaise regroupe une série de 64 planches imprimées en numérique, tirés d'originaux. Ce sont des travaux signés par des auteurs brassant des générations diverses. En effet, le travail de plusieurs auteurs anciens, nouveaux et intermédiaires se donne à découvrir avec intérêt. Toute l'histoire de la bande dessinée camerounaise est contée visuellement, et ce, à travers une multitude de talents graphiques. On retrouve dans cette série de planches des noms de bédéistes et de dessinateurs connus, à l'image d'Ibrahim, NJoya, Tita'a Kiti, Joêlle Esso, Joêlle Ebonguen Ananai, Mensah Accoh, Bibi Benzo, Christophe Cassiau Harie, Massiré Tounkara, ou encore Kiti. On apprend que l'histoire du 9e art camerounais commence avec les aventures de Sam Monfong, l'intrépide policier, apparu dans les années soixante-dix sous la forme d'un strip de quelques cases dans La Gazette, sous le pinceau de l'autodidacte Thomas Durand Kiti. Il est à noter qu'à Douala, la capitale économique, l'association Trait Noir anime des ateliers, édite réguliérement, en permettant à la profession d'avoir une visibilité.
A Yaoundé, le Collectif A3 organise un festival entièrement consacré au 9e art, le Mboa BD Festival. Cette exposition se décline sous une autre forme artistique. Dès qu'il franchit le seuil, le visiteur est invité à faire un voyage initiatique à travers la bande dessinée camerounaise. Une scénographie des plus étudiées est à l'honneur. La partie supérieure des murs est tapissée de planches aux dimensions moyennes, tandis que la partie inférieure est ornée d'une série de fils de pêche aux configurations diverses. Il s'agit d'une technique artistique de tissage utilisée par les femmes camerounaises, où l'on aperçoit un parchemin et de nombreuses 'uvres de têtes africaines. Au centre de l'espace d'exposition, se trouve un genre de pirogue, recouverte d'un large filet de pêche.
L'un des auteurs camerounais, Hervé Noutchaya, indique : «Nous avons voulu mettre en scène dans cet espace l'esprit de notre pays, et ce, à travers l'étymologie du terme Cameroun. Ce dernier vient du nom Rio dos Camaôes (fleuve des crevettes), donné en 1472 par les marins de Fernando Pôo, s'extasiant devant l'abondance des crevettes dans le cours d'eau. Ainsi, à défaut d'être dans une rivière de crevettes, le public ira à la découverte d'une rivière de bandes dessinées», explique t-il sur un ton plein d'humour. Notre interlocuteur indique, en outre, qu'une autre production en numérique sera consultable sur des tablettes au niveau de l'espace Cameroun. Ainsi, à l'occasion du Festival international de la bande dessinée, les participants camerounais ont édité un album collectif. En somme, cette exposition dédiée à la bande dessinée camerounaise est à découvrir absolument avant la clôture, prévue pour aujourd'hui-même.
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