La loi de finances 2010 a apporté du nouveau en matière de dispositions
douanières et de fiscalité à l'importation. L'une des nouveautés porte sur la
possibilité pour l'administration des douanes d'accorder le statut d'«opérateur
économique agréé» permettant à tout acteur économique de bénéficier des mesures
de facilitation dans le cadre des procédures de dédouanement. Cette mesure a
été rendue possible après la modification de la loi n°79-07 du 21 juillet 1979,
portant code des douanes. Les conditions et les modalités du bénéfice du statut
d'opérateur économique agréé ainsi que les mesures de facilitation qui leur
seront accordées au dédouanement seront fixées par voie réglementaire.
«Pour pouvoir bénéficier des
facilités accordées, précise l'article de loi, les matériels importés en suspension
partielle doivent appartenir à une personne établie ou résidant en dehors du
territoire douanier national. Ce régime peut être accordé aux matériels
importés par des opérateurs résidents. Les conditions d'octroi de ce régime au
profit des opérateurs résidents sont fixées par arrêté du ministre chargé des
finances», précise le texte de loi. Autre mesure: une liste de produits non
fabriqués en Algérie bénéficie de l'exonération des droits de douane pour une
durée de trois ans à compter du 1er janvier 2010. La liste des produits
exonérés est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de la formation et de
l'enseignement professionnels, du ministre chargé du commerce et du ministre
chargé de l'industrie et de la promotion des investissements. La loi de
finances 2010 autorise, par ailleurs, le dédouanement pour la mise à la
consommation, à l'état neuf des véhicules de transport des personnes et des
marchandises, y compris les tracteurs, ainsi que les véhicules à usages
spéciaux. Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables aux véhicules
importés par les missions diplomatiques ou consulaires et les représentations
des organisations internationales accréditées en Algérie ainsi que par leurs
agents. Les conditions et modalités d'importation, de cession et de mise à la
consommation des véhicules importés par les missions diplomatiques ou
consulaires et les représentations des organisations internationales
accréditées en Algérie ainsi que par leurs agents, seront fixées par arrêté
conjoint des ministres chargés des finances et des affaires étrangères. Ainsi,
les ambassades, les consulats ainsi que les organisations onusiennes n'auront
plus la liberté d'importer n'importe quel véhicule ni même le vendre à leur
guise. La législation en vigueur jusque-là ne permet le dédouanement des
véhicules qu'à l'état neuf, à l'exception des missions diplomatiques étrangères
et leurs agents qui sont autorisés à importer des véhicules d'occasion et à les
céder au terme de leur utilisation à des nationaux résidants sans condition
d'âge en franchise totale des droits et taxes. Par ailleurs, les équipements
scéniques et d'exposition importés acquis pour le compte de l'Etat destinés à
l'organisation d'activités artistiques, de musées et d'expositions, sont
exonérés des droits et taxes, pour une période de trois années.
Dans le domaine de la fiscalité,
la loi de finances 2010 prévoit un prélèvement de 5% sur le bénéfice net des
importateurs et des distributeurs en gros des médicaments importés pour la
revente en l'état. Le produit de ce prélèvement sera versé au compte
d'affectation sociale intitulé fonds national de sécurité sociale. Enfin, les
importateurs et les producteurs d'appareils de reprographie sont assujettis au
paiement d'une redevance, pour copie privée, fixée à 3% de la valeur du
produit. L'office national des droits d'auteur et droits voisins est chargé de
percevoir et de répartir cette redevance aux titulaires de droits.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Amine L
Source : www.lequotidien-oran.com