Une quinzaine de complexes sportifs de proximité (CSP) occupent le territoire de la wilaya d'Alger. Des espaces où les adhérents (associations et particuliers) ont le loisir de souscrire à des plages horaires, moyennant une symbolique cotisation. Soit. Ce qui semble a priori bizarre, ce ne sont pas les prestations au rabais qu'offrent les structures sportives, sinon le statut juridique d'EPA (établissement public à caractère administratif) qui oblige les gestionnaires de certains CSP à s'escrimer pour obtenir des subventions, leur permettant de faire face aux charges (eau, éclairage, agents de sécurité, agents d'entretien et nettoiement, etc.).Un statut qui ne donne pas la latitude à ces structures de fournir des produits performants, encore moins à répondre aux impondérables. C'est le cas de l'infrastructure sportive Ferhani qui vient d'ouvrir fraîchement ses portes au flux d'associations qui se partagent les deux terrains de foot et celui revêtu de mateco, en attendant de doter la salle de l'équipement nécessaire. Certes, l'installation sportive relève de la DJS, mais son statut manque manifestement de clarté, car comment expliquer qu'une dizaine d'employés ayant la charge d'entretenir ce joyau dans un état clean triment à longueur de journée sans salaire ni couverture d'assurance.A peine si des indemnités leur sont versées grâce à des notes de relation que leur accorde la tutelle, explique un cadre de la DJS, précisant dans la foulée tendre la sébile chez d'autres CSP pour honorer le paiement de ses employés. On a beau quémander quelque thune des directions voisines pour ne pas être en panne. On a beau aussi produire une source de « richesse » générée par les cotisations des adhérents, mais cela ne représente, tous comptes faits, qu'un pactole somme toute négligeable, susurre-t-on. A dire vrai, il y a quelque chose de pas sérieux dans la gestion et l'exploitation d'une structure flambant neuf, et dont la réalisation a englouti des milliards de centimes.Quelque chose qui ne tourne pas rond, a fortiori lorsqu'on vous délivre une carte d'adhérent contre 1200 DA, sans juger utile de vous fournir un justificatif, ni d'apposer la griffe, encore moins la signature. L'on se contente de vous faire apprendre ce que vous n'avez jamais appris à l'université de droit. « Un cachet humide vous suffit ! », vous lance-t-on sottement. Une situation de bricolage qui ne remet pas moins sur la table la question récurrente concernant l'Office du parc omnisports de wilaya (OPOW) qui attend de voir le jour à Alger. Car à ce stade d'une besogne irréfléchie, donc peu rentable, on ne donnerait pas cher de la peau du CSP Ferhani.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M. Tchoubane
Source : www.elwatan.com