Alger - Revue de Presse

Ils sont près de 1.000 Algériens à exercer en France



«Nous sommes 3 fois moins payés que les médecins français» Ils ont quitté l’Algérie pour diverses raisons. Les uns dans le cadre des études, les autres pour l’immigration. Certains ont achevé leurs études de médecine, d’autres sont toujours en formation. Leurs points communs, ils sont Algériens. Ils exercent dans le secteur de la santé publique en France, mais ne sont pas considérés au même titre que leurs collègues français. Une véritable discrimination s’exerce sur eux de la part de l’administration de la santé en France. Une administration que ces médecins algériens ont tenu à dénoncer, au même titre que les autres étrangers qui se trouvent dans la même situation que la leur. Ils sont environs 6.750 étrangers à exercer dans les hôpitaux publics en France, des praticiens à diplôme hors Union Européenne (PADHUE). Ils exercent sans pouvoir jouir de la «plénitude d’exercice». Ces médecins, en situation précaire, payés 3 fois moins qu’un médecin français, ne peuvent ni s’établir à leur compte, ni travailler dans un établissement privé, et voient leur évolution de carrière bloquée. Ils ont décidé d’agir en organisant une grève pour exiger un traitement digne de leur profession. Ils sont représentés au sein de l’Intersyndicale nationale des praticiens à diplôme hors Union européenne (INPADHUE). Cette instance syndicale a affirmé que «dans cette période estivale», la permanence des soins est assurée à plus de 80% par des médecins à diplôme étranger. L’INPADHUE lance, néanmoins, un mot d’ordre de grève pour le 15 août prochain. Par ailleurs, les mé-decins étrangers, généralement, et algériens particulièrement, sont directement menacés par la loi Sarkozy sur l’immigration qui installe, d’ores et déjà, un sérieux doute sur leur avenir professionnel. «Désormais, il apparaît que la ligne directrice de la politique retenue par le ministère de la Santé français, afin de trouver une solution aux discriminations et aux statuts précaires de ces praticiens, est la politique du mépris absolu. Mépris des engagements, mépris de l’existence de ces professionnels de santé dans les hôpitaux et mépris de leur avenir et de leurs services», accuse l’INPADHUE. Pour eux, la France a ainsi créé un statut de seconde zone où «des médecins exercent dans des hôpitaux publics sans être reconnus officiellement comme médecins!» Le comble, selon ces Algériens, «c’est l’absence de papiers qui justifient notre profession. Par exemple, je n’ai rien qui prouve que je suis médecin si je voulais acheter des médicaments dans une pharmacie». Pour eux, rien ne peut justifier un tel traitement si ce n’est que «nous sommes des étrangers».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)